Le dictateur allemand Adolf Hitler était un drogué. Il consommait régulièrement des cristaux de meth, selon un rapport de 47 pages des services de renseignements américains de la Seconde Guerre mondiale.

Les documents montrent que le dirigeant nazi était hypocondriaque. Il prenait plus de 74 médicaments.

La révélation est le sujet d’un nouveau documentaire sur la quatrième chaîne britannique intitulé « La dépendance cachée d’Hitler à la drogue » qui doit être diffusé le dimanche 19 octobre.

Le dossier prétend que le furher prenait des méthamphétamines avant sa rencontre de juillet 1943 avec le dictateur italien Benito Mussolini au cours de laquelle Hitler, malade et stressé, a critiqué son allié italien pendant des heures.

Hitler est devenu accro aux drogues suite à sa rencontre avec le docteur de Berlin Theodor Morell.

Morell était un docteur à succès mais peu conventionnel et dont les activités avaient été mises à mal en 1933 lorsqu’il avait été révélé qu’il soignait de nombreux Juifs et que l’on pensait qu’il avait une apparence juive, selon un Collège Royal de médecins d’un journal d’Edimbourg. Sa situation a changé après qu’il ait rejoint le parti nazi en 1933.

Il a fini par soigner un ami d’Hitler, le photographe Heinrich Hoffman. Morell et sa femme ont été invités à la fête de Noël à la résidence de montagne d’Hitler où il a promis de soigner l’eczema du fuhrer en un an. Hitler a demandé à Morell d’être son médecin personnel.

Morell a donné à Hitler une liste étourdissante de médicaments. Il a fourni du glucose et des meth intraveineux lorsqu’Hitler avait besoin d’énergie, tout particulièrement avant ses discours.

Morell prescrivait des tranquilisants barbituriques contre l’insomnie et des stimulants Coramine si Hitler était trop calme.

En outre, Morell a donné à Hitler des injections de testostérone contenant des semences, du cœur et du foie de taureau, des gouttes nasales et oculaires contenant de la cocaïne et des adrénocorticosteroïdes entre autres drogues.

La méthamphétamine aurait pu contribuer au fait qu’Hitler montrait des signes de la maladie de Parkinson tandis que la guerre se prolongeait.

Un des généraux de haut rang, Heinz Guderian, a écrit que « ce n’est plus sa main gauche, mais tout le côté gauche de son corps qui tremblait… il marchait bizarrement et courbait plus que jamais. Ses gestes étaient à la fois saccadés et lents ».

Avant qu’Hitler ne parte rencontrer Mussolini en 1943, Morell a écrit dans son journal : « Le furher m’a fait chercher à 10h30 et m’a dit qu’il a des douleurs d’estomac très violentes depuis trois heures et qu’il n’a pas fermé l’œil. Son abdomen est aussi tendu qu’un tableau, rempli de gaz avec des sensations de douleur partout. Il a l’air extrêment pâle et exceptionnellement nerveux : il doit participer à une conférence vitale avec le Duce demain en Italie ».

« Diagnostic : constipation spasmodique causée par une surcharge de travail au cours des derniers jours : trois jours presque sans sommeil, des conférences à la chaîne et du travail jusque tard dans la nuit. La nuit dernière, il a mangé du fromage blanc et des petits pains avec des épinards et des petits pois ».

« Comme il ne peut annuler des conférences très importantes et des décisions avant son départ à 15h30, il ne faut lui donner aucune drogue. Je peux seulement lui donner une injection intraveineuse d’une ampoule d’Eupaverin, un massage délicat de l’estomac, deux pillules d’Euflat et trois cuillères d’huile d’olive. La nuit dernière il a pris cinq pillules de Leo ».

« Avant de partir pour le terrain d’aviation, je lui ai fait une injection intramusculaire d’une ampoule d’Eukodal. Il avait l’air très mal et plutôt faible ».

Le cercle proche d’Hitler ne faisait pas confiance à Morell. Ils trouvaient à la fois ses pratiques médicales et son hygiène de vie personnelle dégoutantes et repoussantes. Hitler leur a pourtant fait confiance jusqu’à la chute du régime nazi en 1945.