« La République sera intraitable, implacable et elle sera aussi irréprochable pour les libertés et pour le droit », a déclaré Hollande lors d’une conférence de presse, en défendant les mesures antiterroristes prises par son gouvernement.

Un mois après les attaques djihadistes qui ont fait 17 morts du 7 au 9 janvier à Paris contre le journal satirique Charlie Hebdo, des policiers et un supermarché casher, le chef de l’Etat a réaffirmé la nécessité pour les autorités « d’être à la hauteur de la menace ».

« Elle n’a pas disparu, elle a resurgi », a-t-il souligné, en évoquant le nouvel attentat perpétré mardi à Nice (sud-est), contre trois militaires en faction devant un centre communautaire juif dont ils assuraient la protection.

Deux soldats ont été blessés dans cette agression au couteau menée par un homme repéré en décembre par la police et interrogé par les services de renseignement à son retour en France après avoir été refoulé de Turquie le 29 janvier.

« La vigilance est portée à son niveau maximal », a assuré Hollande. Il a rappelé qu’une nouvelle loi visant à renforcer les moyens des services de renseignement devait être présentée en mars au Parlement afin d’être « votée avant l’été ».

Selon le gouvernement, la France est confrontée à un « défi redoutable » avec « près de 3 000 personnes à surveiller dans le pays » pour leurs liens avec des jihadistes ou « des filières terroristes en Syrie et en Irak ».

« L’Etat doit agir avec la plus grande fermeté dans le respect du droit », a insisté Hollande jeudi, affichant la volonté de « prolonger » l’esprit d' »unité de la République » montré lors des manifestations qui ont rassemblé près de 4 millions de personnes dans toute la France le 11 janvier après les attentats de Paris.