Une résolution sur « la solution du conflit » israélo-palestinien sera présentée au Conseil de Sécurité de l’Onu, a dit vendredi le président français François Hollande après un entretien à Paris avec son homologue palestinien Mahmoud Abbas.

« Nous aurons à dire très clairement dans une résolution, qui sera présentée au Conseil de sécurité, ce que nous attendons maintenant du processus et ce que doit être la solution du conflit », a dit M. Hollande à la presse aux côtés d’Abbas.

« Cela fait trop longtemps qu’il y a des discussions, des négociations, des suspensions, des arrêts, des interruptions et qu’il y a l’idée qu’il n’y aura jamais de solution pour en terminer avec le conflit israélo-palestinien, alors que nous en connaissons tous les paramètres », a-t-il dit.

Le président français a rappelé que c’était « la troisième fois que Gaza est détruit ». « Nous ferons bien volontiers notre travail de solidarité, mais ce que nous devons rechercher c’est un accord de paix durable », a-t-il ajouté.

Les négociations qui ont été interrompues « doivent maintenant trouver leur dénouement », a-t-il dit.

De son côté, Abbas a appelé « tous les pays à prendre leurs responsabilités pour mettre un terme à un conflit qui dure depuis plus de 66 ans ». « Faire la paix donnera une légitimité accrue à la lutte contre le terrorisme dans la région », a-t-il fait valoir.

Abbas, qui tente de rallier des soutiens avant l’annonce d’une nouvelle initiative diplomatique palestinienne à l’ONU, a estimé que « la France peut pousser vers une mobilisation internationale pour mettre en oeuvre l’initiative arabe ».

Le président de l’Autorité palestinienne a récemment obtenu au Caire le soutien de la Ligue arabe à son plan réclamant le retrait israélien, sous trois ans, des Territoires palestiniens pour parvenir à former un Etat palestinien dans les frontières héritées du conflit de 1967.

Il devait passer deux jours à Paris avant de se rendre à New York pour participer à l’Assemblée générale des Nations unies le 24 septembre où il prononcera un discours.

S’ils n’étaient pas entendus à l’ONU, les Palestiniens, qui ont désormais le statut d’Etat observateur non membre à l’ONU, menacent d’adhérer à la Cour pénale internationale, ce qui leur permettrait de poursuivre des responsables israéliens pour « crimes de guerre » lors de la récente offensive meurtrière dans la bande de Gaza.