Le président français François Hollande a exprimé mardi son espoir que Paris puisse accueillir une conférence de paix entre Israël et les Palestiniens cette année.

S’adressant à l’Assemblée générale des Nations unies à New York, Hollande a déclaré que « concernant le conflit israélo-palestinien, la France veut organiser une conférence pour des négociations d’ici la fin de l’année. »

Ses propos faisaient écho à ceux de son ministre des Affaires étrangères, Jean-Marc Ayrault, qui a déclaré mardi pendant une conférence de presse en marge de l’Assemblée générale, que « cette semaine doit être un moment de mobilisation politique pour atteindre cet objectif. »

L’insistance d’Ayrault pour une conférence internationale suit une annonce faite par le ministère russe des Affaires étrangères le 8 septembre, évoquant le fait que les dirigeants israéliens et palestiniens avaient accepté le « principe » d’une rencontre à Moscou pour des pourparlers.

Jean-Marc Ayrault, le ministre français des Affaires étrangères et du développement international, parle aux journalistes avant qu'il ne prenne la présidence du Conseil de sécurité des Nations unies à New York, le 10 Juin 2016. (Crédit : AFP/Kena Betancur)

Jean-Marc Ayrault, le ministre français des Affaires étrangères et du développement international, parle aux journalistes avant qu’il ne prenne la présidence du Conseil de sécurité des Nations unies à New York, le 10 Juin 2016. (Crédit : AFP/Kena Betancur)

Mais les larges fossés entre le Premier ministre Benjamin Netanyahu et le président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas entraînent des doutes sur les perspectives d’une telle rencontre, et s’il y en a une, qu’elle aboutisse à un progrès quelconque.

Abbas demande qu’Israël arrête toutes les constructions dans les implantations à Jérusalem Est et en Cisjordanie, et libère une vingtaine de prisonniers palestiniens avant toute rencontre. Netanyahu rejette ces conditions préalables, affirmant que les dirigeants palestiniens doivent arrêter leur incitation et leur soutien au terrorisme.

Ayrault a déclaré que plusieurs pays, notamment l’Egypte, la Russie et les Etats-Unis, tentent de relancer les pourparlers entre Israël et les Palestiniens. Il a déclaré leur avoir dit que « tous les efforts sont en réalité complémentaires à l’initiative française. »

Un communiqué du bureau du secrétaire d’Etat américain John Kerry a annoncé que Kerry avait rencontré Abbas lundi à New York pour discuter de « notre objectif commun d’une solution à deux états. »

Il décrivait les propos de Kerry concernant « son inquiétude devant les tendances sur le terrain, et notamment le récent regain de violence, et la question des implantations. »

La France a organisé une conférence internationale à Paris en juin dernier au cours de laquelle étaient présents une vingtaine de pays occidentaux et de pays arabes pour tenter de trouver une nouvelle stratégie pour la paix au Moyen Orient et pour raviver les négociations israélo-palestiniennes, qui sont plus que gelées depuis plus de deux ans. Les dirigeants israéliens et palestiniens n’avaient pas été invités.

Les participants avaient bien accueilli « la perspective » d’une conférence en présence des deux parties plus tard cette année.

Ayrault a tenu une réunion à huis clos lundi avec les responsables des pays ayant participé à la conférence du mois de juin.

Des agences ont contribué à cet article.