Le président français François Hollande a convenu jeudi que « seules des négociations bilatérales » entre Israéliens et Palestiniens pourraient aboutir à la paix, à quelques jours d’une conférence internationale sur le Proche Orient à Paris, qualifiée d’ « imposture » par Israël.

L’objectif de la conférence prévue dimanche est « de réaffirmer le soutien de la communauté internationale à la solution des deux Etats (israélien et palestinien), et faire que cette solution demeure la référence » du règlement du conflit vieux de presque 70 ans, a déclaré Hollande lors de ses derniers vœux au corps diplomatique.

« En même temps, je suis lucide sur ce que peut porter cette conférence. La paix, elle sera faite par les Israéliens et les Palestiniens, et personne d’autre. Seules des négociations bilatérales peuvent aboutir », a reconnu le chef de l’Etat.

« La réunion de dimanche doit rappeler la détermination à soutenir une solution à deux Etats, et faire avancer des solutions concrètes pour le développement des infrastructures, au bénéfice des Palestiniens et des Israéliens, et encourager les échanges entre les sociétés civiles », a-t-il déclaré.

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu pendant la réunion des députés du Likud, à la Knesset, le 2 janvier 2017. (Crédit : Miriam Alster/Flash90)

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu pendant la réunion des députés du Likud, à la Knesset, le 2 janvier 2017. (Crédit : Miriam Alster/Flash90)

Au même moment à Jérusalem, le Premier ministre Benjamin Netanyahu s’en prenait une nouvelle fois avec virulence à l’initiative française. « Cette conférence est une imposture palestinienne sous les auspices de la France et destinée à prendre encore plus de positions anti-israéliennes. Cela fait reculer la paix, et nous ne serons pas liés » par les résultats, a-t-il asséné.

L’initiative française sur le Proche Orient, qui avait démarré avec une première conférence internationale le 3 juin à Paris, a dès le début suscité l’ire d’Israël, violemment opposé à toute approche multilatérale du dossier.

Le processus de paix israélo-palestinien est totalement gelé depuis l’échec en avril 2014 des dernières négociations menées pendant des mois sous l’égide des Etats-Unis, parrains traditionnels du dossier et alliés indéfectibles d’Israël.

Toutefois, le climat a changé à l’approche du départ de l’administration Obama. L’ONU a adopté fin décembre une résolution condamnant les implantations israéliennes, et pour la première fois depuis 1979 les Etats-Unis se sont abstenus.