Le chef des Gardiens de la révolution, très sceptique sur les résultats d’un accord nucléaire avec les grandes puissances, a rendu mardi un hommage rare et appuyé à l’équipe de négociateurs qui ont défendu « les droits » de l’Iran.

« Les enfants révolutionnaires de l’Iran islamique ont pu, dans cette bataille diplomatique, défendre avec compétence les droits de la nation » dans les négociations ayant abouti à un accord-cadre sur le dossier, a déclaré le général Mohammad Ali Jafari dans un message sur le site officiel de l’armée d’élite du régime (Sepahnews.com).

Il a notamment salué « le président Hassan Rouhani, le ministre des Affaires étrangères (Mohammad Javad Zarif) et les autres négociateurs ».

Le général Jafari a régulièrement exprimé sa méfiance sur les négociations nucléaires qui ont été relancées officiellement en septembre 2013 à l’initiative du président Rouhani.

A l’époque, il avait qualifié d' »erreur tactique » la conversation téléphonique historique entre Rouhani et le président américain Barack Obama en marge de l’Assemblée générale de l’ONU à New York.

Quelques mois plus tard, en février 2014, il avait dénoncé, sans les nommer, certains responsables « prêts à vendre à bas prix la grandeur et la puissance de l’Iran pour obtenir la fin de l’animosité des Etats-Unis ».

Après 18 mois de négociations intensives, l’Iran et les pays du groupe 5+1 (Etats-Unis, Russie, Chine, France, Royaume-Uni et Allemagne) sont parvenus jeudi dernier à Lausanne à un accord-cadre sur le dossier nucléaire iranien.