Le dimanche 7 février dernier a eu lieu la commémoration de la rafle de la rue Sainte Catherine dans le 1er arrondissement de Lyon en présence de la présidente du Crif Auvergne-Rhônes-Alpes, du Maire de Lyon et de lycéens.

Pendant le régime de Vichy, le 13 de la rue accueille l’Union générale des israélites de France. Cet organisme est mise en place afin de venir en aide à la communauté juive de façon souvent clandestine.

Le 9 février 1943, sous la direction de Klaus Barbie, un piège est organisé au siège de l’association. Toutes les personnes qui se sont rendues sur place le 9 février, sont interpellées par la gestapo. Au total 84 personnes sont envoyées d’abord à Drancy puis transférées dans des camps d’exterminations. De cette rafle, il restera seulement quatre rescapés.

Lors de cette commémoration, Nicole Borstein, présidente du Crif Auvergne-Rhônes-Alpes, a souligné que « Lyon a payé d’un lourd tribut son titre de capitale de la résistance. »

Dans son discours, Nicole Bornstein pousse un cri d’alerte face à l’oubli. « Au début, venaient se recueillir chaque 9 février au n° 13 de la rue Ste Catherine restée longtemps anonyme pour nombre de nos concitoyens, les survivants, puis les survivants et leurs enfants, puis leurs enfants et petits-enfants, leurs épaules chargées de ce lourd patrimoine…

Mais ces dernières années, confrontés à la disparition progressive des témoins de cette histoire, face au négationnisme rampant et face à l’insidieuse montée de tous bords du racisme et de l’antisémitisme, des voix se sont élevées, des volontés se sont manifestées et l’éducation nationale s’est engagée pour contribuer à la lutte contre ces fléaux. »

Pour la présidente du Crif, l’éducation aux enfants est primordiale pour faire vivre la mémoire de ces juifs qui ont perdu la vie.

Sur son compte Twitter, Gérard Collomb, le maire de Lyon, a également rendu hommage à la mémoire des juifs déportés. « La Shoah est une tache indélébile dans notre mémoire collective, » a-t-il déclaré.

L’année dernière, Robert Badinter avait rendu un émouvant hommage aux victimes de la rafle de la rue Sainte Catherine.  »

Ainsi sont-ils morts en martyrs parce que la haine des juifs, l’antisémitisme forcené des nazis les avaient condamnés. Ils sont morts parce qu’ils étaient juifs et pour cette seule raison. Hommes et femmes, enfants et vieillards, tous avaient été voués à mourir par la décision d’Hitler et de ses complices, » avait-il alors déclaré.