Un logiciel informatique aurait été mis au point par IBM-Israël visant à détecter la démence à un stade précoce avec 85 % de fiabilité rapporte le site Haaretz.

Ce logiciel fonctionne en analysant la voix du patient et ses habitudes de langage explique le laboratoire de recherche d’IBM localisé à Haîfa.

Il s’agit d’une avancée considérable, surtout que ces tests peuvent être effectués à partir d’une tablette ou même d’un smartphone.

Le développement de ce logiciel a commencé en 2012 par une collaboration d’une dizaine de spécialistes dans le domaine aussi bien de la santé que des nouvelles technologies.

Cette détection se base sur deux technologies développées par IBM : le système informatique cognitif « Watson » et un système utilisant des algorithmes.

La démence consiste un une réduction graduelle du fonctionnement cognitif, explique Haaretz. La maladie d’Alzheimer représente plus de la moitié des cas de démence.

L’idée d’un traitement de la démence n’est pas de la guérir, car il s’agit d’une maladie pour le moment incurable.

Par ailleurs, il s’agit d’une maladie qui progresse, dans la majorité des cas, lentement. Le fait de la détecter tôt dans la vie du patient permettra d’en réduire les symptômes et surtout de retarder l’apparition de la maladie à un âge plus avancé.

Comme en témoigne le Docteur Aharon Satt dans Haaretz : « Nous savons qu’il n’y a pas encore de cure pour cette maladie mais il y a des détections précoces significatives. Si nous détectons cette maladie assez tôt, nous pouvons en traiter les symptômes, soit par un traitement médicamenteux qui améliore la fonction neurotransmetteurs du cerveau, ou d’autres méthodes comme des thérapies psychologique ou comportementale pour le patient et son entourage ».

Les tests prennent en tout sept minutes et évaluent les performances cognitives avec de simples exercices comme compter à l’envers, décrire une photo, identifier des mots. Il y a également des exercices de mémoire.

Les résultats enregistrés sont alors soumis à l’algorithme.

Le Docteur Aharon Satt explique que ce ne sont pas les erreurs qui comptent réellement mais l’attitude du langage face à ces erreurs. Si le patient hésite, se reprend, s’arrête ou continue.

A l’issue de l’étude menée par IBM Israël, il y a trois profils de participants qui ressortent des résultats à ces tests basés sur des statistiques : une personne en bonne santé, une personne qui souffre de déficits cognitifs légers, et une personne au premier stade de la maladie.

Ces recherches ont été effectuées avec l’aide, entre autre du centre de resources et de recherches de Nice.

L’étude a été publiée dans le périodique Démence et Alzheimer.

Pour conclure ces tests ont été réalisés sur 150 participants, témoignants d’une fiabilité qui s’élève à 85 %.