Un incendie « probablement volontaire » s’est déclaré dans la nuit de lundi à mardi dans des appartements situés au-dessus d’une synagogue à Bruxelles, a annoncé le parquet de la capitale belge.

« Vers 05H30, un incendie a été signalé à l’étage d’une synagogue d’Anderlecht », un quartier de Bruxelles situé près de la gare du Midi, a déclaré un porte-parole du parquet, Laurens Dumont.

« Un expert en incendie et le labo de la police fédérale ont été envoyés sur place. Selon les premiers éléments, il semblerait qu’il s’agisse d’un incendie volontaire », a ajouté M. Laurens. « Toutes les pistes sont ouvertes », mais l’enquête « n’en est qu’à ses débuts ».

Selon le journal La Dernière Heure, « un ou plusieurs pyromanes ont réussi à pénétrer dans l’édifice et à allumer quatre foyers différents, au quatrième étage du bâtiment ».

« Trois personnes, une femme et deux enfants, étaient présentes au moment des faits. Il s’agit de la famille du gardien de la synagogue, absent ce jour-là. Tous trois ont été légèrement intoxiqués par l’incendie, qui a vite été maîtrisé par les pompiers », a ajouté le quotidien en citant le porte-parole des pompiers.

Un responsable de la communauté juive d’Anderlecht, Jehuda Guttmann, s’est refusé à qualifier à ce stade l’acte d’antisémite.

« Je ne sais pas Si cet acte avait été antisémite, les auteurs auraient brûlé des torah, des livres sacrés. Et ce n’est pas le cas. Je me perds en conjectures. Ici, nous vivons en paix avec tout le monde », a-t-il déclaré à La Dernière Heure.

Cet incendie, visant un lieu qui avait déjà été l’objet de jets de cocktails Molotov en 2010, est intervenu au lendemain de la réouverture du Musée juif de Bruxelles, où quatre personnes avaient été tuées le 24 mai.

Le Français d’origine algérienne Mehdi Nemmouche, lié au groupe islamiste radical Etat islamiste (EI), est inculpé et en détention préventive en Belgique pour cette tuerie qui avait choqué le monde. Il avait été arrêté six jours après la fusillade à Marseille, dans le sud de la France.

Dimanche soir, des pierres ont été lancées en direction d’un groupe visitant le Mémorial national aux Martyrs juifs de Belgique, lui aussi situé à Anderlecht.