De jeunes Palestiniens ont lancé dimanche matin des pierres sur des policiers israéliens à l’entrée du pont des Maghrébins, qui relie le mur Ocidental au mont du Temple. L’incident n’a fait aucun blessé.

Des unités de police sont arrivées en renfort sur les lieux pour disperser les émeutiers et établir un périmètre de sécurité.

Les touristes et les Israéliens accèdent au mont du Temple à des heures spécifiques via le pont des Maghrébins, le seul point d’accès vers le lieu saint, autorisé aux non-musulmans.

Peu après les incidents, le ministre du Logement et de la Construction Uri Ariel est arrivé sur place pour une visite déjà planifiée. La police lui a spécifié que l’accès au mont du Temple lui serait barré en raison des émeutes. Ariel a insisté pour que la visite ait lieu, malgré les risques sécuritaires, mais il a dû la raccourcir.

« Le fait qu’il y ait des troubles sur le mont du Temple et que les Juifs soient interdits d’y accéder est inacceptable », a déclaré Ariel. « Je suis monté ce matin et je compte bien continuer de le faire à l’avenir. J’exige des forces de police qu’elles assurent la souveraineté juive et qu’elles permettent à chaque Juif de se rendre librement sur le mont du Temple. »

Le 27 février, des policiers ont été attaqués par des jets de pierres et des pétards au pont des Maghrébins. Deux officiers ont été légèrement blessés et trois suspects arrêtés.

Début février, des centaines de jeunes fidèles ont lancé des pierres sur des policiers israéliens, juste après la prière musulmane du vendredi à la mosquée Al-Aqsa.

La manifestation avait été dispersée à l’aide de grenades incapacitantes, sans faire de blessés. Cinq personnes avait été arrêtées.

Avec Gavriel Fiske et Lazar Berman