Initiative française : Israéliens sceptiques, les Palestiniens adhèrent
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Initiative française : Israéliens sceptiques, les Palestiniens adhèrent

Pierre Vimont a discuté lundi et mardi avec des responsables palestiniens et israéliens du projet français de conférence internationale pour relancer l'effort de paix

Pierre Vimont, envoyé spécial de la France pour l'initiative de paix. (Crédit : capture d'écran YouTube)
Pierre Vimont, envoyé spécial de la France pour l'initiative de paix. (Crédit : capture d'écran YouTube)

L’envoyé spécial de Paris Pierre Vimont a été chargé par le gouvernement français de travailler sur le terrain à la réalisation, d’ici à l’été, du projet français de conférence internationale pour relancer l’effort de paix moribond entre Israéliens et Palestiniens.

M. Vimont, ancien ambassadeur français aux Etats-Unis et secrétaire général exécutif de la diplomatie de l’Union européenne, a rencontré lundi le directeur général du ministère des Affaires étrangères israélien Dore Gold.

Côté palestinien, il s’est entretenu mardi à Ramallah, en Cisjordanie, avec le président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas, le ministre des Affaires étrangères Riyad al-Maliki et le numéro deux de l’Organisation de libération de la Palestine (OLP) Saëb Erekat.

« Les idées françaises arrivent à temps, sont réalistes et sont la seule proposition existante », a dit M. Erakat qui a participé à toutes les discussions de paix depuis 1991. M. Vimont a participé à une brève séance de photos, mais ne s’est pas exprimé à l’issue de leur rencontre.

« Les Français n’essaient pas de réinventer la roue, ils disent : ‘nous voulons sauver la solution à deux Etats' » israélien et palestinien, coexistant en paix, a poursuivi M. Erekat.

« Personne n’a plus à gagner que les Palestiniens au succès de l’initiative française, et personne n’a plus à perdre que les Palestiniens », a-t-il dit.

Les Palestiniens disent soutenir l’initiative française depuis que l’ancien ministre français des Affaires étrangères Laurent Fabius a relancé le projet de conférence internationale en janvier.

Israël rejette toute ingérence et réclame la reprise de négociations directes.

Lors de leur rencontre « à la demande de l’envoyé français », le directeur général du ministère israélien des Affaires étrangères a « tenté de comprendre la logique de l’initiative » française, a indiqué le porte-parole du ministère israélien Emmanuel Nahshon.

« La partie israélienne a insisté sur l’importance de négociations directes, bilatérales, sans condition préalable », a-t-il ajouté.

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