Le régime des sanctions internationales contre l’Iran s’est effondré et ne sera jamais restauré, a déclaré le ministre des Affaires étrangères de l’Iran Mohammad Javad Zarif.

« La structure des sanctions que les États-Unis avaient construit sur la base des résolutions du Conseil de sécurité de l’ONU a été détruit », a poursuivi Zarif lors d’une réunion du Conseil stratégique de l’Iran sur les relations étrangères à Téhéran lundi, selon l’agence de presse Fars.

« Et comme les années 1990, lorsque aucun autre pays n’a respecté les sanctions américaines contre l’Iran, personne ne va accepter le retour des sanctions (à l’avenir) », a ajouté Zarif.

Zarif a rejeté l’idée que les sanctions pourraient être ré-établis contre l’Iran dans un court laps de temps, a indiqué Fars. Un tel processus prendrait plusieurs années, a paraphrasé l’agence de presse, alors que la reprise des activités nucléaires passées Téhéran pourrait se faire dans un délai plus court si les puissances mondiales ne restent pas engagées à leur promesse.

Un accord signé le 14 juillet entre l’Iran et les puissances mondiales vise à freiner le programme nucléaire de l’Iran en échange de l’assouplissement des sanctions internationales.

Les critiques, y compris les républicains américains, le Premier ministre Benjamin Netanyahu et la majorité des dirigeants de la coalition et de l’opposition israélienne, craignent que les limites de ce programme n’aillent pas assez loin, et que l’Iran ne soient pas confrontés des conséquences significatives si elle rompt l’accord.

Les partisans de l’accord, dont fait partie le président américain Barack Obama et les membres de son cabinet, qui ont cherché à rallier le Congrès derrière l’accord au cours des dernières semaines, ont insisté sur le fait que l’accord était une bonne chose, et qu’il empêchera l’Iran de développer des armes nucléaires pendant plus d’une décennie.

L’administration Obama a promis de rétablir rapidement des sanctions et d’imposer de nouvelles sanctions à l’Iran si la République islamique triche sur toute partie de l’accord.

Netanyahu, le mois dernier, a déclaré que l’accord était « rempli d’absurdités ». En ce qui concerne les sanctions, a-t-il dit, « le mécanisme de rétablissement des sanctions est si compliqué et si sinueux qu’il faut un doctorat pour comprendre ».