Les Etats-Unis ont ajouté mardi à leur liste noire deux réseaux de sociétés-écran accusés de dissimuler des transactions avec l’Iran, en violation des sanctions visant Téhéran pour son programme nucléaire.

Le Trésor américain a notamment visé huit sociétés chinoises appartenant à un entrepreneur, Karl Lee, qui les aurait notamment utilisées pour assurer l’envoi « d’au moins 23 cargaisons » vers l’Iran destiné à soutenir le développement de missiles balistiques.

Lee lui-même figurait déjà sur la liste noire américaine depuis 2009, a précisé le ministère dans son communiqué.

Le Trésor a également visé le groupe de Saïd Al-Aquili, un ressortissant émirati accusé d’utiliser ses entreprises pour permettre à l’Iran de contourner les restrictions sur ses exportations de pétrole, en en dissimulant l’origine réelle.

Aux termes de ces sanctions, les entreprises et individus listés par le Trésor ne peuvent pas commercer avec des entités américaines et voient leurs éventuels avoirs aux Etats-Unis gelés.

Fin novembre à Genève, l’Iran a conclu avec le groupe 5+1 (Chine, Etats-Unis, France, Royaume-Uni, Russie et Allemagne) un premier accord de six mois sur un gel de certaines activités nucléaires en échange d’une levée partielle des sanctions qui étranglent son économie.

Téhéran souhaite parvenir à un accord global d’ici au 20 juillet, qui permettrait la levée des sanctions occidentales en contrepartie de garanties sur le caractère exclusivement pacifique du programme nucléaire, soupçonné de cacher un volet militaire.