Israël a dit à la présidente de l’Argentine que son pays est chargé d’enquêter sur l’attaque de 1992 contre l’ambassade israélienne à Buenos Aires.

La déclaration de l’ambassade d’Israël dans la capitale argentine est venue en réponse à une accusation, faite il y a quelques jours par la présidente Cristina Fernandez de Kirchner, qui avait reproché à Israël de ne rien faire pour traduire en justice les auteurs de l’attentat.

« Pourquoi Israël n’est pas partie prenante dans le dossier de l’attaque contre son ambassade ? », avait demandé la présidente au cours d’une allocution télévisée à la nation.

L’ambassade d’Israël à Buenos Aires a réagi mardi dans un communiqué envoyé par courriel aux journalistes en affirmant que « selon les traités internationaux, la sécurité de toutes les délégations diplomatiques relève de la responsabilité du pays hôte. Il est donc de la responsabilité de l’Argentine d’enquêter sur l’attentat perpétré contre l’ambassade d’Israël à Buenos Aires. Au cours des 23 dernières années, Israël a soutenu la continuité des actions visant à amener les responsables devant la justice. »

« Cet objectif exprime sans aucun doute la volonté des deux pays », indique le communiqué.

La déclaration souligne également la préoccupation de la communauté juive et des intérêts d’Israël à propos du cas de l’attentat à la bombe de 1994 contre le centre juif AMIA.

« Enfin, l’Etat d’Israël exprime à nouveau sa préoccupation pour le bien-être des communautés juives, en particulier à la suite d’innombrables manifestations antisémites qui se produisent dans le monde. Par conséquent, Israël continuera à exprimer l’importance de la poursuite de l’enquête sur l’attaque qui s’est produite contre l’AMIA », lit-on dans le communiqué.

Mardi également, le Premier ministre Benjamin Netanyahu avait mentionné les deux attentats à Buenos Aires lors de son discours devant le Congrès américain, en disant que l’Iran « avait fait exploser le centre de la communauté juive et l’ambassade d’Israël à Buenos Aires. »

Dimanche dernier, dans un discours télévisé de près de quatre heures, la présidente de l’Argentine avait envoyé un message aux « acteurs internes et externes qui utilisaient l’attentat de l’ AMIA pour leurs propres intérêts », exigeant qu’ils n’utilisent pas l’Argentine comme un « théâtre de jeu d’échecs de situations géopolitiques qui ne nous concernent pas ».