Israël a envoyé un message à l’Autorité palestinienne l’assurant qu’il ne négocie en aucune manière avec le mouvement terroriste du Hamas un cessez-le-feu à long terme dans la bande de Gaza, ont confié des sources palestiniennes au Times of Israel.
 
Le message est venu suite à des soupçons de l’AP que des représentants du gouvernement du Premier ministre Benjamin Netanyahu négocieraient avec le Hamas sur les termes d’une trêve de cinq ans dans le sillage de la guerre de l’été dernier dans la bande de Gaza.

Le bureau du Premier ministre a refusé de commenter.

Au cours des pourparlers entre responsables israéliens et palestiniens au cours des dernières semaines en Israël, à Ramallah, et à l’étranger, les représentants de l’AP ont exprimé clairement leurs préoccupations concernant les implications qu’un tel développement pourrait avoir sur l’image de l’AP au sein du public palestinien.

Dans une tentative pour apaiser les craintes du président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas, Israël a affirmé qu’il ne menait pas de tels pourparlers avec le Hamas, et qu’il n’avait aucune intention de parvenir à un accord sur une trêve dans les circonstances actuelles.

Le Hamas a dans le passé signifié à Israël par l’intermédiaire de divers intermédiaires qu’il était prêt à accepter une trêve de cinq ans.

Parmi ceux qui ont tramsmis ces messages figuraient l’émissaire de l’ONU, Robert Serry, et Muhammad al-Ahmadi, l’envoyé du Qatar pour la reconstruction de la bande de Gaza, qui a visité Israël et rencontré le coordinateur du gouvernement pour les activités en Cisjordanie, le général Yoav Mordechai.

Serry, pour sa part, dit qu’il était celui qui a suggéré la trêve. Son offre comprend l’ouverture de points de passage frontaliers entre Israël et la bande de Gaza, la mise en place d’un quai flottant pour Gaza, et plus tard, la construction d’un aéroport. Israël, cependant, n’a pas répondu à l’offre et a ignoré les messages du Hamas.

Même dans ces derniers jours, des offres de trêve similaires sont transmises à Israël, tandis que le Hamas a reconnu dans un débat interne la nécessité de parvenir à un accord de trêve avec Israël afin d’améliorer les conditions dans la bande de Gaza.

Bien qu’Israël est conscient qu’un accord nuirait à l’Autorité palestinienne et renforcerait le Hamas, son refus de discuter d’une trêve a surtout à voir avec l’opposition de l’Egypte. Le Caire se méfie d’un renforcement du Hamas parce que le groupe de Gaza est un proche allié des Frères musulmans, le principal adversaire du régime égyptien.

Des assurances similaires d’Israël ont été transmises à l’Autorité palestinienne au cours d’une série de réunions secrètes visant à réduire les tensions entre les gouvernements de Jérusalem et de Ramallah, et à détromper Abbas de l’idée qu’Israël se tiendrait contre lui aux cotés du Hamas.

Parlant de son bureau de Ramallah, l’un des dirigeants du Hamas en Cisjordanie, Hassan Youssef, a déclaré mardi au Times of Israel que le Hamas est désireux de parvenir à une trêve.

« Selon moi, la réponse du Hamas aux diverses suggestions de trêve est positive », a-t-il dit, en notant que les dirigeants de Gaza tentent encore de reconstruire l’enclave côtière dans le sillage de la guerre dévastatrice de 2014 entre Israël et les organisations menées par le Hamas.

« Un cessez-le-feu à long terme doit apporter une solution à tous les problèmes qui ont été causés par la guerre et qui y ont conduit », a affirmé Youssef.

« Les responsables européens qui voulaient servir de médiateur dans le but d’étendre le cessez-le-feu existant ont jusqu’à présent reçu une réponse positive d’Israël. Israël doit accepter l’initiative de trêve et la respecter ».