Israël a autorisé jeudi l’entrée de 1.000 tonnes de ciment dans la bande de Gaza, un premier pas vers la reconstruction du territoire, selon des officiels israéliens.

Cent mille déplacés, selon les humanitaires, vivent toujours dans l’attente d’un relogement dans la bande de Gaza six mois après la fin des affrontements.

La reconstruction a à peine commencé du fait de restrictions imposées par Israël, du quasi-blocus égyptien, des divisions entre Palestiniens et des promesses d’aide non honorées de la communauté internationale.

Les Nations unies et d’autres organisations ont averti que l’échec de la reconstruction de Gaza entraînerait un autre conflit dans un avenir proche et demandé à Israël de lever le blocus imposé depuis 2006 au territoire.

« Mille tonnes de ciment financé par le Qatar sont entrées jeudi dans la bande de Gaza pour permettre le processus de reconstruction », a affirmé dans un communiqué le Cogat, organe du ministère de la Défense chargé de coordonner les activités israéliennes dans les territoires palestiniens.

« Nous n’avons pas fixé de quantités quotidiennes mais nous avons répondu favorablement à la demande de l’Autorité palestinienne en fonction des besoins dans la bande de Gaza », poursuit le communiqué.

Des officiels palestiniens ont confirmé que 175 camions ont franchi le point de passage de Kerem Shalom, réservé aux marchandises.

Il s’agit de la plus grosse quantité de matériel de construction autorisée à pénétrer dans la bande de Gaza depuis la fin du conflit en août 2014.

Selon des officiels palestiniens, il faudrait la même quantité au quotidien pendant trois ans pour reconstruire Gaza.

Le Qatar a lancé la semaine dernière un projet de construction de 1 000 habitations dans la bande de Gaza pour reloger des Palestiniens dont la maison a été rasée durant l’offensive israélienne.

Le Qatar avait alloué un milliard de dollars à la reconstruction de Gaza lors de la conférence du Caire en octobre dernier, à l’issue de laquelle 5,4 milliards de dollars au total ont été promis.