Israël a dénoncé mercredi l’attaque meurtrière contre le magazine satirique Charlie Hebdo. Cet attentat a été condamné par les organisations musulmanes françaises.

Le ministre des Affaires étrangères a présenté ses condoléances au peuple français suite à l’attaque des bureaux parisiens de Charlie Hebdo, qui a tué au moins 12 personnes dont plusieurs caricaturistes célèbres.

« Israël compatit à la douleur de la France », a-t-il affirmé, selon un communiqué présenté par son porte-parole.

« Le monde ne doit pas permettre aux terroristes de terroriser le monde libre et l’Occident est obligé de se tenir uni et déterminé contre cette menace », a déclaré Liberman.

La rédaction de Charlie Hebdo, surprise par les tueurs en pleine conférence de rédaction, a été décimée. Quatre de ses caricaturistes vedettes, Charb, Cabu, Tignous et Wolinski, très connus en France, sont morts. Deux policiers figurent parmi les victimes et au moins un d’entre eux a été exécuté à bout portant.

Le président Hollande, venu rapidement sur les lieux pour dénoncer un « attentat terroriste », a appelé à « l’unité nationale ».

‘On a vengé le prophète’

« Trois criminels » sont impliqués, a indiqué le ministre français de l’Intérieur, Bernard Cazeneuve.

Selon un rescapé cité de source policière, les agresseurs ont fait irruption en fin de matinée dans la salle de conférence de rédaction de l’hebdomadaire en criant: « Nous avons vengé le prophète! » et « Allah Akbar ».

Une vidéo filmée juste après l’attaque, à quelques dizaines de mètres des locaux de Charlie Hebdo dans l’est parisien, montre deux hommes armés de fusils automatiques sortant d’un véhicule, exécutant d’une balle dans la tête un policier à bout portant, puis prenant la fuite en criant de nouveau : « On a vengé le prophète Mohamed ».

« Ils étaient cagoulés, avec des armes kalachnikov ou M16 », a décrit un voisin, qui a d’abord pensé que les assaillants étaient « des forces spéciales à la poursuite de trafiquants de drogue ». « On se croyait sur le tournage d’un film », a-t-il dit.

Une réunion gouvernementale de crise, autour de M. Hollande, s’est tenue en début d’après-midi à l’Elysée et le chef de l’Etat devait s’adresser à la nation à 20h (heure française).

Le Premier ministre Manuel Valls a relevé le plan antiterroriste Vigipirate au niveau « alerte attentats », le plus élevé possible, pour l’ensemble de la région parisienne.

Les organes de presse, les grands magasins, très fréquentés ce mercredi à l’occasion de l’ouverture des soldes d’hiver, les lieux de culte, les écoles et les transports ont été placés sous « protection renforcée ».

« Les auteurs de ces actes seront pourchassés aussi longtemps que nécessaire pour qu’ils puissent être arrêtés, traduits devant les juges et condamnés », a martelé le président Hollande, en soulignant le « choc » représenté par cette attaque pour la France. « Dans ces moments-là, il faut faire également bloc, montrer que nous sommes un pays uni », a insisté le chef de l’Etat.

« Notre démocratie est attaquée, nous devons la défendre sans faiblesse », a réagi l’ancien président Nicolas Sarkozy, revenu fin 2014 à la tête de l’opposition de droite, en appelant à une « fermeté absolue » face à un « acte abject ».

La chef de file du Front national (extrême droite) Marine Le Pen a dénoncé « un attentat terroriste commis par des fondamentalistes islamistes ».

AFP a contribué à cet article.