Le ministre des Affaires étrangères a confirmé mardi soir qu’un citoyen israélien vivant à Barcelone était à bord de l’avion allemand qui s’est crashé près d’une station de ski dans les Alpes françaises.

La famille d’Eyal Baum, âgé de 39 ans, a été informée, a expliqué le ministère dans une déclaration.

Les victimes du crash mardi de l’A320 de la compagnie allemande Germanwings dans les Alpes françaises sont originaires d’une quinzaine de pays, ont indiqué mercredi les autorités françaises.

Evoquant lors d’une rencontre avec la presse « les nationalités qui sont avérées », le chef de la diplomatie française Laurent Fabius a rappelé que « les principales ce sont l’Allemagne et l’Espagne ».

« Il y a des nationalités confirmées qui sont aussi l’Argentine, l’Australie, la Belgique, la Colombie, le Danemark, la Grande-Bretagne, Israël, le Japon, le Maroc, le Mexique et les Pays-Bas », a-t-il ajouté.

Un peu plus tôt, le Premier ministre français Manuel Valls avait aussi évoqué parmi les victimes « un Américain ».

« On n’a pas encore une liste absolument définitive mais c’est lié aux procédures des compagnies aériennes », a expliqué Laurent Fabius. « Normalement c’est l’Etat de départ de la compagnie aérienne, là en l’occurrence c’était l’Espagne, qui doit donner ces renseignements mais il faut aussi faire des vérifications », a-t-il précisé.

« Il appartient à la compagnie Lufthansa et aux autorités espagnoles et allemandes de fournir, je l’espère le plus vite possible, l’ensemble de ces données », a confirmé Manuel Valls.

L’Espagne et l’Allemagne avaient précédemment évoqué la mort sur un bilan de 150 morts de 67 Allemands et 45 passagers ayant un nom à consonance espagnole.

La boîte noire retrouvée mardi sur le site de l’accident de l’Airbus A320 de la compagnie allemande Germanwings est celle enregistrant tous les sons et conversations du cockpit mais elle a été endommagée, a indiqué à l’AFP une source proche de l’enquête.

« La boîte noire retrouvée est le CVR »(« cockpit voice recorder »), a déclaré cette source. « Mais le CVR a été endommagé. Il est transféré à Paris ce matin (mercredi matin) au BEA » (Bureau d’enquêtes et d’analyses).

La seconde boîte noire (FDR – « flight data recorder »), enregistrant les données du vol est toujours recherchée.

Les boîtes noires révèlent des informations cruciales et des axes d’enquêtes pour déterminer les causes d’un accident aérien.

Si le CVR, l’enregistreur de vol « phonique », était exploitable malgré son état, il permettrait d’entendre les conversations entre le commandant de bord et le pilote, mais aussi tous les sons et annonces entendus dans la cabine de pilotage, les alarmes qui ont pu éventuellement retentir.

Une analyse acoustique poussée permettrait aussi de connaître par exemple le régime des moteurs.

Mais, seule l’exploitation des deux enregistreurs permettra de comprendre avec certitude les circonstances exactes de l’accident.

Car le FDR enregistre lui, seconde par seconde, tous les paramètres sur une durée de 25 heures de vol (vitesse, altitude, trajectoire…).

Le BEA, chargé de l’enquête de sécurité technique, doit tenir une conférence de presse à son siège mercredi à 15H00 GMT au Bourget.

Un grand nombre d’enquêteurs techniques et judiciaires se trouvent sur le site de l’accident.

Une gigantesque et périlleuse opération de recherches reprend mercredi pour tenter de retrouver en pleine montagne les restes des victimes de ce crash.

L’Airbus A320 de Germanwings, filiale low cost de Lufthansa, s’est écrasé mardi dans le sud des Alpes pour des raisons inexpliquées.

Dans cette zone, les sommets culminent à 3 000 mètres. L’avion devait effectuer une liaison entre Barcelone (Espagne) et Düsseldorf (Allemagne) avec 144 passagers à bord, en majorité des Allemands et Espagnols, et six membres d’équipage.