Le Comité des Droits de l’Homme des Nations unies a appelé jeudi une nouvelle fois le gouvernement israélien à assurer le respect du droit à la liberté de mouvement pour les Palestiniens des territoires occupés, y compris à Jérusalem Est et dans la bande de Gaza.

Après son examen périodique du respect des droits de l’homme en Israël, auquel ont participé les représentants du gouvernement israélien, le Comité a recommandé entre autres « le respect des droits des résidents palestiniens de Jérusalem Est à la liberté de mouvement et au choix de leur résidence ».

Tous les Etats membres de l’ONU doivent se soumettre à cet examen périodique. C’est la quatrième fois qu’Israël s’y soumet.

Les conclusions du Comité demandent également « la fin des expropriations de terre et de la distribution de terres pour l’expansion des colonies », « l’arrêt des constructions et de l’expansion des colonies dans les territoires occupés, y compris à Jérusalem Est et sur le plateau du Golan occupé ».

Le Comité demande aussi « la levée du blocus de la bande Gaza » et recommande qu’au cours des opérations de maintien de l’ordre « toutes les mesures soient prises pour éviter des incidents entraînés par un usage excessif de la force ».

Israël doit s’assurer que « toutes les violations des droits de l’homme commises durant les opérations militaires dans la bande de Gaza, en 2008-2009, 2012 et 2014 font l’objet d’une enquête approfondie, effective, indépendante et impartiale et que les responsables, y compris ceux qui occupent des postes de commandement, sont poursuivis et sanctionnés selon la gravité des actes commis », selon le Comité des Droits de l’Homme.