Israël a exprimé mercredi sa « profonde déception » après le rappel par le Chili, le Salvador et le Pérou de leurs ambassadeurs en raison des opérations militaires dans la bande de Gaza, accusant ces trois pays d' »encourager » ainsi le Hamas.

Le Salvador a rappelé mardi son ambassadeur en Israël pour des consultations urgentes sur les bombardements israéliens « aveugles », qui ont déjà tué plus de 1 300 palestiniens à Gaza, dont une majorité de civils.

Le même jour, le Chili a rappelé son ambassadeur en raison de l' »escalade » du « châtiment collectif à l’encontre de la population civile de Gaza », tout en condamnant les tirs de roquettes depuis l’enclave palestinienne.

Le Pérou voisin a pris la même décision, regrettant « profondément », dans un communiqué du ministère des Affaires étrangères, « la violation du cessez-le-feu avec la reprise des opérations militaires d’Israël à Gaza ».

Le porte-parole de la diplomatie israélienne Yigal Palmor a estimé dans un communiqué que ces rappels constituaient un « encouragement pour le Hamas, un groupe reconnu comme une organisation terroriste par de nombreux pays du monde entier ».

« Israël attend des pays opposés au terrorisme qu’ils agissent de façon responsable au lieu de décerner un prix aux terroristes », a-t-il ajouté. « Jusqu’à présent, chaque fois qu’Israël a accepté des plans pour mettre en place un cessez-le-feu et restaurer le calme, il s’est heurté aux tirs de roquettes incessants du Hamas », affirme-t-il encore.

Le Brésil et l’Equateur ont rappelé la semaine dernière leurs ambassadeurs en Israël.

D’autres pays d’Amérique latine dirigés par la gauche ont rompu depuis plusieurs années leurs relations diplomatiques avec Israël, comme le Venezuela et la Bolivie en 2009, après une précédente opération meurtrière à Gaza, ou Cuba en 1973, après la guerre du Kippour.