Le ministère de la Défense a signé cette semaine un accord qui s’élève à plusieurs millions de dollars avec la société américaine GD (General Dynamics) pour acquérir les pièces mécaniques nécessaires à l’assemblage des infrastructures de pointe des véhicules de transport de troupes (VTC)

Cette décision s’est basée sur les conclusions de l’establishment de la sécurité suite à la guerre de l’été dernier entre Israël et le Hamas, a indiqué mardi le ministère dans un communiqué.

Les pièces pour le Namer, un VTC construit sur le châssis d’un tank Merkava, seront livrées progressivement au cours des six prochaines années et sont évalués à 310 millions de dollars. GD a déjà commencé à livrer au ministère de la Défense des pièces du moteur Namer dans le cadre d’un contrat précédent qui s’élevait à 250 millions dollars.

Selon le ministère, tous les nouveaux VTC Namer seront équipés du système de bouclier de protection blindé développé par les Israéliens, connu comme le « Windbreaker » [coupe-vent] et considéré comme l’un des systèmes de contre-mesures technologiques les plus avancées.

Le « Windbreaker » est le produit d’un projet de développement collectif de dix ans entre Rafael Advanced Defense Systems et Elta Group de l’Israel Aircraft Industries, et est spécifiquement conçu pour intercepter et détruire en temps réel les missiles et les roquettes.

Bien que les responsables de l’armée ont déclaré que le VTC Namer fut efficace lors de l’opération Bordure protectrice, résistant aux explosions de bombes et sauvant ainsi la vie de nombreux soldats, trop peu de véhicules étaient disponibles aux unités d’infanterie.

« Le seul problème est le financement », a informé le brigadier général Baruch Mazliach, le dirigeant du département Namer et Merkava au ministère de la Défense, aux informations de la Deuxième chaîne l’année dernière.

« Nous pouvons construire des dizaines de véhicules par an. »

Des soldats Golani dans un Namer lors d'un exercice dans les hauteurs du Golan, en août 2012 (Crédit : CC-BY-SA/Abir Sultan / IDF)

Des soldats Golani dans un Namer lors d’un exercice dans les hauteurs du Golan, en août 2012. (Crédit : CC-BY-SA/Abir Sultan / IDF)

Le ministère estime que renouveler la construction des VTC Namer serait bénéfique à près de 10 000 travailleurs israéliens employés dans divers domaines en rapport avec le projet.

Selon le ministère, Israël exporte l’équivalent de 700 millions de dollars de tanks et de pièces de VTC, ajoutant que pour chaque dollar dépensé sur le VTC Namer, les entreprises locales devraient recevoir quatre dollars en retour.

Pendant la guerre de l’été de l’année dernière, un groupe de 30 soldats de Tsahal réservistes ont notifié à leurs commandants qu’ils refuseraient d’entrer dans la bande de Gaza en VTC M-113, des véhicules militaires conçus par l’armée américaine dans les années 1960 et utilisés pour la première fois lors de la guerre du Vietnam.

La demande des réservistes est survenue plusieurs jours après une bataille meurtrière dans le quartier de Chajaya, à Gaza, au cours de laquelle les combattants du Hamas ont tiré un missile sur un véhicule M-113, entraînant la mort des sept soldats de Tsahal à bord.

Après la bataille de Shajaiya, le major général Sami Turgeman, le commandant du Commandement Sud de Tsahal, a déclaré que l’armée était au courant des défauts du M-113, mais qu’elle n’avait pas les moyens de fournir une protection complète pour chaque soldat entrant dans la bande de Gaza.

L’équipe du Times of Israel a contribué à cet article.