Israël participerait, en tant qu’observateur, à une conférence sur la non-prolifération nucléaire à l’Organisation des Nations unies pour la première fois en 20 ans, a déclaré un responsable israélien selon un article de dimanche.

Après une absence de deux décennies aux sommets de ce type, Israël espère que son apparition lundi – même avec une capacité limitée – signalera aux Etats arabes une volonté d’ouvrir le dialogue, a indiqué Reuters.

« Nous pensons que c’est le moment pour tous les pays modérés de s’asseoir et de discuter des problèmes auxquels tout le monde est confronté dans la région », a déclaré dimanche un responsable israélien, qui a accepté de témoigner sous couvert d’anonymat.

Israël est l’un des rares Etat non-signataires du traité de non-prolifération (TNP), et détiendrait un important arsenal nucléaire, selon les médias étrangers. Il a été irrité par les efforts déployés ces dernières années par les Etats arabes et certains pays européens pour pousser les israéliens à signer le traité et découvrir son arsenal nucléaire.

Israël a commencé à protester en 1995, après qu’un certain nombre de résolutions ont été proposés contre lui, y compris une résolution égyptienne qui appelait Israël à signer le TNP en raison d’ « une profonde préoccupation face à l’existence au Moyen-Orient d’installations nucléaires israéliennes non soumises aux garanties ».

Mais Israël s’est rapproché de l’Egypte et d’autres Etats arabes au cours des dernières années avec la montée en puissance de leurs ennemis communs – notamment, le Hamas et l’Iran.

« Je vois cela, participer en tant qu’observateur à la conférence, comme une tentative de démontrer notre bonne foi pour avoir une telle conversation », a poursuivi le fonctionnaire. « Nous avons besoin de négociations directes entre les parties de la région, une conversation sur la sécurité régionale, une conversation basée sur le consensus. Cette (participation à la conférence TNP) n’est pas censée modifier notre politique. Elle est destinée à mettre l’accent sur notre politique ».

L’Arabie Saoudite a discrètement fait pression contre les plans nucléaires iraniens, comme d’autres pays arabes sunnites, préoccupés par les ambitions du pays chiite.

Israël, selon le haut fonctionnaire, espère que le sommet, qui durera du 27 Avril au 22 mai sera l’occasion de trouver un terrain d’entente avec ces pays.

Le réexamen du traité 1970 a lieu tous les cinq ans.

L’Egypte, qui a présenté en 1995 la résolution qui visait spécifiquement Israël, est en train d’adopter un ton plus doux, peut-être due à une augmentation de la coopération militaire entre les deux pays dans la lutte contre le Hamas.

« Notre initiative pour un Moyen-Orient exempt d’armes non conventionnelles est un principe », a affirmé un fonctionnaire égyptien a déclaré à Reuters sous couvert d’anonymat. « Il ne changera pas. Mais ce n’est pas dirigé contre Israël. C’est la même chose pour tout le monde – l’Iran, Israël, tout le monde ».