Les équipes de négociations israéliennes et turques devraient se réunir mercredi en Suisse, dans le cadre des efforts instaurés pour parvenir à détendre les relations entre les deux pays, qui à une époque étaient de proches alliés, ont annoncé des diplomates occidentaux.

Israël sera représenté lors de ces pourparlers à Genève par Joseph Ciechanover, un ancien directeur du ministère des Affaires étrangères nommé par le Premier ministre Benjamin Netanyahu.

Ciechanover avait également représenté Israël lors de l’enquête de l’ONU sur le raid de Tsahal contre une flottille à destination de Gaza en 2010, qui avait entraîné la mort de 10 ressortissants turcs et avait exacerbé les tensions entre les deux pays. Le négociateur turc lors des discussions de mercredi serait le ministre des Affaires étrangères, Feridun Sinirlioglu.

Selon un responsable israélien de haut rang cité par Haaretz, la plupart des questions inscrites à l’ordre du jour ont été résolues mais deux obstacles majeurs demeurent : la demande de la Turquie qu’Israël mette fin à son blocus militaire dans la bande de Gaza, qui est dirigée par le Hamas – mis en place par Israël pour empêcher le Hamas d’importer des armes – et la demande d’Israël que la Turquie mette fin à la présence du Hamas dans sa capitale.

Capture d'écran de la vidéo prise par les caméras de sécurité "du Mavi Marmara", montrant des militants se préparant à attaquer les soldats de Tsahal en mai 2010 (Crédit : IDF Porte-parole / FLASH90)

Capture d’écran de la vidéo prise par les caméras de sécurité « du Mavi Marmara », montrant des militants se préparant à attaquer les soldats de Tsahal en mai 2010 (Crédit : IDF Porte-parole / FLASH90)

Après avoir été expulsé de Gaza par Israël il y a cinq ans, un haut responsable du Hamas, Salah Arouri, a ouvert ses bureaux à Ankara où il a commencé à recueillir des fonds et à planifier des attaques terroristes, y compris l’enlèvement et le meurtre de trois adolescents israéliens en 2014.

Les discussions actuelles se poursuivent pour tenter de re-normaliser les relations entre Jérusalem et Ankara après que Netanyahu, poussé par le président américain Barack Obama à la fin de sa visite dans la région en 2013, a présenté des excuses pour les morts des personnes présentes sur la flottille.

« Nous aspirons à la paix avec tous nos voisins mais cela doit être réciproque », a déclaré Netanyahu mardi lors d’une visite à Arava dans le sud d’Israël.

Le président turc, Recep Tayyip Erdogan, qui le mois dernier a souligné sa volonté de réparer ses liens avec Israël, a accueilli mardi une délégation de dirigeants américains juifs à sa résidence officielle à Ankara. La délégation comprenait un confident de Netanyahu qui avait rencontré le Premier ministre à Jérusalem avant son voyage à Ankara.