Le président Shimon Peres a montré mercredi au Premier ministre britannique David Cameron, en déplacement en Israël, certaines des avancées médicales israéliennes les plus récentes.

Les deux dirigeants ont visité une exposition préparée pour Cameron, qui présentait des projets de recherche communs sur les cellules souches entre des scientifiques israéliens et britanniques.

Des scientifiques des deux pays travaillent depuis deux ans sur ces projets dans le cadre d’un programme dirigé par BIRAX, le Partenariat pour les Échanges Académiques et Scientifiques dans le domaine de la médecine régénérative. Ces projets sont subventionnés par Israël et le Royaume-Uni.

Cette coopération est importante à la fois pour Israël et le Royaume-Uni, a déclaré Cameron. « Je voulais venir (en Israël) pour m’appuyer sur la forte relation bilatérale que nous avons et qui, je pense, a été renforcée au cours des dernières années », a-t-il affirmé.

« Nous observons ce renforcement dans le domaine de la collaboration scientifique. Nous observons également ce renforcement dans les investissements high-tech qui ont lieu entre les sociétés israéliennes et britanniques. »

Certains chercheurs ont détaillé leur travail à Peres et Cameron. Le docteur Sharona Even-Ram du centre médical Hadassah a ainsi évoqué l’utilisation de la thérapie cellulaire régénérative pour le traitement de la maladie de Parkinson, le deuxième maladie neurodégénérative la plus répandue.

Pour ce projet, des cellules souches embryonnaires évoluent en cellules nerveuses, dont la dégénérescence provoque la maladie de Parkinson. Even-Ram travaille sur ce projet avec le professeur Kevin Shakesheff de l’université de Nottingham.

Après avoir observé des cellules embryonnaires à moitié développées à travers un microscope, Cameron a demandé quand serait disponible le traitement pour les patients atteints de la maladie. « Nous devons être réalistes », lui a répondu Even-Ram. « Je ne crois pas que cela aura lieu avant la prochaine décennie. »

Une série d’autres projets étaient exposés, notamment un projet explorant les moyens d’empêcher le système immunitaire d’attaquer des cellules souches transplantées, des traitements régénératifs pour divers types de scléroses et de diabètes, et l’utilisation de cellules souches pour créer un foie humain.

Peres a insisté sur le fait que lorsqu’il s’agissait de science, les différences et les préjugés devaient être mis de côté. « Je crois que les scientifiques travaillent de tout leur cœur » a-t-il estimé. « Nous découvrirons comment cela peut changer la nature de nos vies. »