Israël a annoncé mardi avoir terminé les travaux d’élévation de sa barrière électronique frontalière avec l’Egypte, sur un tronçon emprunté par de nombreux immigrants clandestins africains et trafiquants.

La barrière, dont la construction a été achevée en 2014, s’étend le long de la frontière de 242 km entre Israël et l’Egypte, de la pointe sud de la bande de Gaza à la ville d’Eilat.

Le gouvernement israélien avait approuvé en janvier 2010 la construction de cette barrière pour bloquer l’immigration clandestine, le trafic de drogue et d’armes et les infiltrations de terroristes.

La barrière a été élevée au cours des derniers mois de cinq mètres de haut à huit mètres sur 17 km de tronçon, a indiqué le ministère israélien de la Défense dans un communiqué.

En 2015, 213 immigrants clandestins avaient réussi à s’infiltrer par cette barrière tandis que seulement 11 ont pénétré en Israël en 2016, selon le ministère de la Défense.

Selon l’ONU, Israël abrite 53.000 réfugiés et demandeurs d’asile, la plupart entrés illégalement via le Sinaï égyptien. Parmi eux, 36.000 sont venus d’Erythrée et 14.000 du Soudan. Israël leur accorde très peu le statut de réfugiés.