Jérusalem a déploré mardi un rapport d’Amnesty International accusant Israël de crimes de guerre ayant eu lieu pendant le conflit de l’été dernier à Gaza, affirmant que l’organisation a utilisé des sources obscures et s’est concentrée sur les moyens économiques des Palestiniens plutôt que de s’attaquer au groupe terroriste du Hamas qui visait des civils israéliens en tirant des roquettes et autres projectiles.

Le ministère des Affaires étrangères a déclaré que l’organisation internationale de défense des droits de l’Homme a fourni « une description décontextualisée des événements, tout en s’appuyant essentiellement sur les témoignages recueillis par les agents de terrain qui ne sont pas identifiés et dont la crédibilité n’est jamais remise en question ».

Le ministère a déclaré que le rapport « choisit de se concentrer sur les pertes monétaires des civils palestiniens, plutôt que d’enquêter sur les tirs systématiques et délibérés de roquettes et de mortiers sur la population civile israélienne par un groupe terroriste djihadiste internationalement reconnu ».

Le ministère des Affaires étrangères a souligné les contradictions apparentes présentes dans le rapport, qui prend note des mesures que Tsahal avait prises en vue d’épargner des victimes civiles tout en l’accusant aussi d’avoir commis des crimes de guerre.

Les mesures de sécurité mises en oeuvre par Tsahal incluent les « appels téléphoniques, le lâcher de dépliants, des avis aux résidents pour qu’il s’éloignent des bâtiments, les avertissements en ciblant le toit avec des missiles », selon la déclaration.

« Ces mesures sont sans précédent dans la guerre moderne, et le rapport d’Amnesty indique explicitement que personne n’a été tué dans les frappes, » a ajouté le ministère.

Le ministère condamne Amnesty et évoque des « allégations sans fondement concernant le comportement de l’armée israélienne » en suggérant qu’Israël avait intentionnellement ciblé les civils et leurs biens.

« L’armée israélienne ne vise pas intentionnellement des civils ni les biens des civils ; son activité est dictée par le droit international. L’armée respecte le principe de proportionnalité », a souligné le ministère.

Il a accusé Amnesty d’ignorer la nécessité, pour l’armée israélienne, de censurer certaines informations afin de protéger ses sources et ses méthodes de collecte de renseignements.

Le ministère a également mis en avant « l’incapacité d’Amnesty à déterminer l’utilisation militaire par le Hamas des infrastructures civiles », aisi que son omission des « preuves claires » de l’utilisation de l’infrastructure civile du Hamas de Gaza pour ses propres besoins de combat.

Ce manque remet en cause la « capacité d’Amnesty à jouer un rôle constructif dans le traitement cette affaire ».