Des inscriptions en hébreu, dont certaines faisant allusion au processus de paix israélo-palestinien, ont été retrouvées vendredi dans un cimetière musulman du nord d’Israël où est enterré un fondateur du mouvement national palestinien, Ezzedine al-Qassam, a annoncé la police.

« Des graffitis ont été retrouvés sur et autour d’une tombe dans le vieux cimetière musulman Al-Qassam à Nesher (près de Haïfa) et nous soupçonnons un acte à motivation nationaliste », a précisé dans un communiqué Louba Samri, une porte-parole de la police, en allusion aux extrémistes juifs israéliens.

Les inscriptions « John Kerry », « Tzipi Livni », et « Le prix à payer » ainsi que des étoiles de David ont été taguées à la peinture rouge sur cette tombe qui pourrait avoir été prise par les auteurs pour celle de l’imam Ezzedine al-Qassam, un des pionniers de la lutte armée contre le mandat britannique et le sionisme.

« Il y a trois ans, la tombe de l’imam Qassam avait été profanée dans ce même cimetière et nous pensons que c’était l’intention initiale de cette nouvelle attaque », a déclaré à l’AFP Mahmoud Abou Atta, porte-parole du Mouvement islamique, qui a déposé plainte après la découverte de la profanation.

Dans son rapport annuel sur le terrorisme publié mercredi, le département d’Etat américain a déploré que les actes d’extrémistes israéliens, notamment de colons en Cisjordanie occupée contre des Palestiniens, « dans leur majorité n’aient pas donné lieu à des poursuites ».

Mardi, un graffiti anti-musulman a été retrouvé sur les murs d’une mosquée du nord d’Israël. Deux jours plus tôt, l’église de Tabgha, au bord du lac de Tibériade, sur le site où Jésus a multiplié les pains selon la tradition chrétienne, a été la cible d’une attaque.

Selon des responsables catholiques locaux, des adolescents juifs ultra-orthodoxes y ont arraché des croix, agressant et injuriant une visiteuse d’un couvent de bénédictines.