Un tribunal militaire israélien a inculpé lundi l’adolescent palestinien qui a avoué avoir tué Dafna Meir en Cisjordanie le mois dernier.

Morad Bader Abdullah Adais, 16, a été arrêté à Beit Amra le 19 janvier, deux jours après l’assassinat de Meir dans l’implantation d’Otniel. Lors d’un interrogatoire avec le service de sécurité du Shin Bet, l’adolescent a avoué son crime, a indiqué l’agence de sécurité.

Adais a été accusé d’avoir tué la mère de quatre enfants et la mère adoptive de deux enfants, devant la porte d’entrée de sa maison, située juste au sud de Hébron.

Il serait entré dans la maison de Meir et l’a tuée avant de s’enfuir. Trois des enfants de Meir étaient à la maison quand elle a été tuée, et l’un d’eux, Renana, 17 ans, a donné aux forces de sécurité une description du tueur.

Dafna Meir et son mari Natan Meir, photo non datée. (Capture d'écran Facebook)

Dafna Meir et son mari Natan Meir, photo non datée. (Capture d’écran Facebook)

L’enquête a indiqué que Meir a lutté avec le terroriste pour protéger les enfants qui se trouvaient à la maison lors de l’attaque. Le terroriste a fui la scène sans continuer l’attaque et avant qu’il ne puisse atteindre les enfants.

Meir, qui avait elle-même été adoptée quand elle était adolescente, travaillait en tant qu’infirmière au service de neurochirurgie à l’hôpital Soroka à Beer Sheva. Elle était aussi une conseillère prénuptiale pour les futurs mariés.

Avant de mener son attaque meurtrière, Adais a regardé «  des émissions de télévision palestiniennes qui dépeint Israël comme ‘tuant de jeunes Palestiniens’ », a précisé une déclaration du Shin Bet après son arrestation.

« Le jour du meurtre, sous l’influence des programmes auxquels il avait été exposé sur la télévision palestinienne, le mineur a décidé de commettre une attaque au couteau dans le but d’assassiner un Juif », a poursuivi la déclaration.

Les responsables israéliens et les groupes de surveillance affirment que les médias palestiniens faisaient la promotion de l’activité terroriste, enseignent l’antisémitisme et incitent à la haine des Israéliens, en particulier dans ses programmes pour les enfants.

Ils affirment que la vague actuelle d’attaques violentes menées par des Palestiniens contre des Israéliens a été stimulée par des vidéos, des chansons, des photos et d’autres contenus, pour la plupart du temps publiés sur les médias sociaux, qui inspirent les potentiels terroristes.