Sur les 170 000 chrétiens israéliens recensés par le Bureau central des statistiques qui a relayé ces chiffres fin décembre (La Croix, 2/1) 78,8 % sont des Arabes.

Si en 1970 les chrétiens représentaient 5 % de la population, seuls 2 % des Israéliens se déclarent aujourd’hui de foi chrétienne.

La plupart des chrétiens non-arabes vivant en Israël proviennent de l’immigration des pays de l’est, ayant profité de la Loi au retour instaurée par le gouvernement israélien. Viennent ensuite les chrétiens issus des migrations asiatiques et africaines.

Selon la Croix, « la population chrétienne dans son ensemble a légèrement augmenté dans le pays en 2015 : + 1,5 %. Mais la hausse est plus basse que celle constatée chez les populations juive (+ 1,9 %) et musulmane (+ 2,4 %) ».

Leur nombre a particulièrement chuté à Bethléem, le lieu de naissance de Jésus, Nazareth restant la ville la plus chrétienne (environ 22 300).

La situation des chrétiens est encore plus précaire dans la bande de Gaza. En 2006, un an avant que le groupe terroriste du Hamas ne prenne le pouvoir au Fatah, 5 000 chrétiens vivaient dans la bande. Aujourd’hui, ils ne sont plus que 1 100, selon Samir Qumsieh, chercheur spécialiste des sujets chrétiens et propriétaire de Nativity TV, la seule chaîne de télévision chrétienne de Cisjordanie.