Israël a lancé une campagne pour faire reconnaître Yom Kippour, la fête la plus sacrée du judaïsme, comme un jour férié officiel aux Nations unies, a indiqué vendredi la mission israélienne à l’ONU.

L’ONU a décrété 10 jours de congés officiels par an, dont Noël et la fête musulmane de l’Aïd el-Fitr, mais aucun correspondant à une fête juive, souligne l’ambassadeur israélien Ron Prosor dans une lettre à ses collègues, parlant de « discrimination ».

« D’un côté l’ONU prône les valeurs de coopération et de dialogue entre les nations et de l’autre il donne priorité à une religion sur une autre », déplore M. Prosor. « Il y a trois religions monothéistes et pourtant seules deux sont reconnues dans le calendrier de l’ONU, une telle discrimination doit cesser ».

Le calendrier des jours fériés est décidé par l’Assemblée générale de l’ONU. Celle-ci avait ajouté l’Aïd el-Fitr et l’Aïd al-Adha, les deux principales fêtes musulmanes, à la liste en 1998.

Les Juifs observent Yom Kippour (littéralement le « jour de l’expiation, ou du Grand pardon ») chaque année en septembre ou octobre.

Ce jour, consacré au jeûne et à la prière, marque la fin d’une période de « 10 jours redoutables » de pénitence qui commence à Rosh Hashana, le Nouvel An juif. Il est suivi par beaucoup de Juifs, même non pratiquants.