Dans des commentaires concernant les frappes aériennes en Syrie, le ministre de la Défense Avigdor Liberman a indiqué que l’armée israélienne ne mène des opérations que pour trois raisons : Quand Israël est touché, pour empêcher le trafic d’armes, et pour détourner une « bombe à retardement », c’est-à-dire déjouer une attaque terroriste imminente contre Israël par des groupes sur ses frontières.

« Nous ne cherchons ni à provoquer, ni à intervenir », a dit Liberman, se référant aux récentes frappes aériennes sur le territoire syrien. « Pas en faveur d’une partie ou contre une autre ».

Il a ajouté que « nous n’avons aucune intention de changer notre politique » en ce qui concerne les frappes aériennes.

Le ministre de la Défense n’a pas toutefois signalé explicitement quelle était la cible de l’armée israélienne.

Dimanche, une attaque de drone israélien aurait touché un véhicule à proximité de Qouneitra dans le Golan syrien, tuant un homme qui serait le commandant d’une milice pro-régime. Selon des articles non sourcés parus dans les médias israéliens, l’homme aurait projeté des attaques contre Israël aux côtés de l’Iran.

Evoquant les tensions continues au sein de la coalition, le leader du parti Yisrael Beytenu a répété que « personne ne souhaite des élections ».

Mais il a toutefois averti qu’Israël pourrait devoir affronter la perspective d’élections anticipées si les leaders ne parvenaient pas à montrer du « bon sens ».

Au début de la réunion de sa faction hebdomadaire, il a également exclu l’idée d’une coalition alternative sans un nouveau scrutin, comme cela a été proposé par le leader de l’Union sioniste Isaac Herzog.

« Il n’y a aucune possibilité d’une coalition alternative », a-t-il dit.

Le ministre a estimé que des efforts intensifs sont livrés pour parvenir à trouver un lien entre les demandes de Netanyahu et de Kahlon sur le nouveau radiodiffuseur public, exprimant l’espoir qu’ils « trouveront une solution créative avec laquelle tout le monde pourra vivre ».