Des doutes ont été soulevés lundi à propos de la responsabilité d’Israël dans l’attaque signalée au nord de Damas, la nuit précédente. Certaines évaluations affirment que des rebelles syriens auraient mené l’assaut.

Les médias en hébreu ont rapporté des évaluations anonymes mais fiables qui suggéreraient qu’Israël n’était pas impliqué dans une attaque dans les montagnes Qalamoun, au Nord-Est de Damas.

Selon le site Ynet, l’attaque a probablement été réalisée par le Front al-Nosra, une organisation djihadiste affiliée à al-Qaïda qui se bat pour faire tomber le régime du président syrien Bashar el-Assad.

La mise à l’écart d’Israël dans la responsabilité de l’incident survient après que les chaînes arabes d’information Al-Jazira et Al-Arabiya ont attribué à Israël une nouvelle frappe sur le territoire syrien lundi matin à l’aube, qui a ciblé des lance-missiles détenus par le Hezbollah et les forces fidèles à Assad.

Selon elles, cela aurait été la troisième frappe israélienne sur le front syrien en deux jours.

L’attaque signalée dans les montagnes Qalamoun – également l’emplacement de raids israéliens présumés contre le Hezbollah samedi dernier – aurait faite plusieurs victimes (mais le nombre de morts et de blessés n’est pas encore disponible).

Dimanche soir, un raid aérien israélien a ciblé et tué un groupe de terroristes du Hezbollah qui ont été repérés alors qu’ils plaçaient une charge explosive à la frontière Nord avec la Syrie, ont déclaré les autorités militaires.

Le porte-parole de Tsahal, le colonel Peter Lerner, a déclaré que la cellule frappée dimanche soir se composait de quatre personnes qui ont été « identifiées en train de déposer une mine et ont été abattues par un engin de l’Armée de l’air israélienne ».

L’Observatoire syrien pour les droits de l’homme (OSDH) basé en Grande-Bretagne a indiqué que quatre soldats syriens avaient été tués sur le Golan par un missile tiré depuis le territoire israélien.

Selon al-Jazeera, les cibles syriennes touchées par Israël samedi étaient les divisions 155 et 65 de l’armée d’Assad, qui sont en charge des « armes stratégiques », alors que selon al-Arabiya les cibles étaient des dépôts de missiles Scud logés dans les bases militaires.

Un site Internet, citant lundi une source libanaise du Hezbollah a insisté sur un point : les Scuds étaient destinés au conflit syrien, pour contrer des organisations comme al-Nasra, plutôt que liés au front israélien.

La zone est connue comme étant un site militaire syrien contenant des dépôts et des installations d’armes. Ni le Hezbollah ni le gouvernement syrien n’ont officiellement commenté les attaques présumées.