Le Hamas a rejeté samedi soir une proposition égyptienne pour un cessez-le-feu à long terme avec Israël.

Le porte-parole Ossama Hamdan a déclaré qu’Israël doit, soit accepter ses exigences – y compris une levée du blocus sécuritaire sur Gaza – soit s’attendre à une « guerre d’usure ». Dans le même temps, l’aile militaire du Hamas à Gaza a déclaré : « Nous poursuivons notre lutte ».

Israël n’a pas officiellement réagi à la proposition égyptienne – en 11 points fuitée à la presse vendredi.

Selon la Dixième chaîne, cependant, Israël n’est pas prêt à atténuer ses exigences sécuritaires, comme requis en vertu de la proposition égyptienne.

La proposition égyptienne parle de la levée du blocus sécuritaire israélien et égyptien sur Gaza, mais un tel assouplissement des restrictions serait supervisé par les forces israéliennes et égyptiennes à leurs côtés respectifs des frontières de Gaza, et par le président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas, côté Gaza.

L’AP devrait également jouer un rôle prépondérant dans la reconstruction de Gaza. La formule égyptienne reporte d’un mois les pourparlers sur l’ouverture d’un port maritime et d’un aéroport à Gaza – principales revendications du Hamas ces dernières semaines.

Les négociations sur l’accord à long terme, 41 jours après le déclenchement par Israël de l’opération Bordure protectrice contre le Hamas, devaient reprendre au Caire dimanche matin. La manière dont le rejet par le Hamas des termes égyptiens a eu une incidence sur la reprise des négociations n’est pas claire. Une trêve de cinq jours convenue par le Hamas et Israël doit expirer à minuit le lundi.

Abbas s’est publiquement désolidarisé avec le Hamas, déclarant à Ramallah qu’il n’y avait pas d’autre alternative que de « s’en tenir » à la proposition égyptienne.

Plus tôt, au Qatar, le chef du bureau politique du Hamas, Khaled Meshaal, a déclaré que « le peuple palestinien poursuivra sa lutte jusqu’à ce qu’ils mettent fin à l’occupation, à la colonisation et au siège [de Gaza] ».

Meshaal a affirmé que le Hamas ne retirerait aucune de ses exigences, insistant sur la levée totale du blocus, et la création d’un port et d’un aéroport à Gaza.

Le porte-parole Hamdan a averti plus tôt que les tunnels du groupe terroriste seront une « menace stratégique » pour Israël et que ses fusées viseront mieux « la prochaine fois ».

Le cabinet de sécurité israélien qui s’est réuni vendredi n’a pas communiqué de réponse formelle aux propositions égyptiennes. Un ministre israélien a été cité par Ynet samedi, parlant d’un possible échec des négociations, et d’un possible retour des parties au « calme en échange du calme » – c’est-à-dire un cessez-le-feu informel.

Le responsable a déclaré que l’équipe de négociations israélienne retournera au Caire dimanche pour poursuivre les pourparlers.

Un autre responsable israélien aurait affirmé que les chances de parvenir à un cessez-le feu à long terme d’ici lundi, à la fin de la trêve actuelle, étaient très faibles.

Selon le site de nouvelles Walla, ce responsable aurait déclaré que le gouvernement envisage une action unilatérale pour faciliter certaines restrictions et fournir à ses résidents des fonds pour la reconstruction.

L’Union européenne a déclaré qu’un cessez-le-feu durable doit être accompagné de levées de fermetures sur Gaza et appelé « tous les groupes terroristes » sur le territoire à se désarmer. Israël a applaudi cet appel.

L’AFP et AP ont contribué à cet article.