La France va relancer les efforts pour faire voter au Conseil de sécurité de l’ONU une résolution fixant les grandes lignes d’un règlement au Proche-Orient entre Israël et les Palestiniens, a annoncé vendredi le ministre des affaires étrangères Laurent Fabius.

Paris va entamer des discussions à ce sujet avec ses partenaires « dans les prochains jours », a-t-il précisé.

Il a ajouté que la France avait proposé en décembre un texte rappelant les « paramètres internationaux » d’un possible règlement israélo-palestinien, notamment la « solution à deux Etats », c’est-à-dire la création d’un Etat palestinien.

« Si nous voulons rendre possible une solution à deux Etats et éviter un effondrement complet » du processus de paix, a-t-il dit, « nous devons aller dans la même direction ».

« Les deux parties (Israël et Palestiniens) doivent évidemment discuter mais cette discussion doit être soutenue par un effort international, c’est ce que nous avons proposé et c’est ce que proposerons », a-t-il encore ajouté.

Fabius a émis l’espoir que « les partenaires qui ont été réticents (en décembre) le seront moins », une allusion implicite aux Etats-Unis qui ne s’étaient finalement pas ralliés à l’initiative française, faisant valoir qu’il fallait attendre les élections israéliennes.

Mais les Etats-Unis ont averti la semaine dernière qu’ils allaient réévaluer leur position vis-à-vis d’Israël à l’ONU, où ils lui apportent traditionnellement un soutien indéfectible.

La France va entamer des discussions « dans les prochains jours » et va avoir des contacts non seulement avec ses partenaires du Conseil de sécurité, notamment les autres membres permanents (Etats-Unis, Royaume uni, Russie, Chine), mais aussi avec les Palestiniens et le gouvernement israélien.

« Sur la base de ces contacts nous prendrons une décision avec nos partenaires », a-t-il précisé.

Laurent Fabius a estimé « qu’il était nécessaire d’avancer pour résoudre ce problème », soulignant à ce propos l’impasse actuelle avec « un développement des implantations » israéliennes dans les Territoires palestiniens et « des Palestiniens qui sont dans une situation de plus en plus difficile ».