La famille d’un handicapé mental israélien, Avraham ‘Avera’ Mengistu, 31 ans, détenu par le groupe terroriste palestinien du Hamas depuis 2014, a réclamé lundi sa libération lors d’une visite au siège de l’ONU à New York.

« Nous avons besoin de l’aide du monde » pour cette libération, a déclaré à des médias son frère, Ilan Gashao Mengistu, présent à l’ONU avec sa mère, Agarnesh Mengistu. Il a notamment demandé que des organisations humanitaires aient accès à son frère dans la bande de Gaza.

Aux côtés de sa mère Agarnesh, Ilan Gashao Mengistu, s’est adressé à la communauté internationale.

« L’organisation terroriste du Hamas à Gaza joue avec la vie d’un civil mentalement handicapé. Ils jouent à un jeu cynique et cruel avec la vie d’une personne qui n’a jamais fait de mal à qui que ce soit », a déclaré Ilan Gashao Mengistu. « J’ai un frère, et il est sans défense, il a besoin de votre aide. Regardez ma mère. C’est une mère comme les autres, et elle mérite de connaitre le sort de son fils. »

Il a conclu en appelant la communauté internationale à prendre des mesures : « nous sommes ici aujourd’hui aux Nations unies, pour appeler la communauté internationale à mettre son autorité au service de quiconque pourrait aider à libérer mon frère Avera. À faire pression sur les organisations internationales qui ont fait preuve de faiblesse. Et bien sûr, à faire pression sur le Hamas, qui retient en captivité un homme malade depuis plus de trois ans, et qui est responsable de son sort. »

En évoquant un « otage », l’ambassadeur d’Israël à l’ONU, Danny Danon, a affirmé que le Hamas « refusait de fournir un signe de vie » d’Avraham Mengistu. « La communauté internationale et l’ONU doivent faire mieux », a-t-il dit, en réclamant la « libération immédiate » de tous les prisonniers israéliens détenus par des Palestiniens.

“Je suis ici aujourd’hui avec la mère et le frère d’Avera, pour exiger des réponses. Les terroristes du Hamas ont refusé de fournir un signe de vie aux familles affligées. Quiconque implore la fin de la souffrance humanitaire à Gaza doit également implorer la libération immédiate des Israéliens détenus par le Hamas », a déclaré l’ambassadeur.

« Le Hamas détient également deux millions de ses résidents en otages. Au lieu de leur fournir une éducation et un système de santé, ils creusent des tunnels d’attaque et fabriquent des roquettes, éliminant toute chance que son peuple ait une belle vie. Laissez-moi être clair : Israël ne baissera pas les bras tant que nos citoyens ne sont pas de retour », a poursuivi l’ambassadeur.

Selon lui, le Hamas détient deux civils israéliens, Abraham Mengistu et un bédouin, Hisham al Sayed, et refuse de rendre les corps de deux militaires israéliens tués. La famille Mengistu est d’origine éthiopienne. Mentalement instable, Avraham Mengistu a disparu après avoir franchi la ligne séparant Israël de la bande de Gaza le 7 septembre 2014.

Avraham Mengistu, photographie non datée. (Crédit : autorisation de la famille)

Cette demande de libération est survenue le jour d’une réunion mensuelle du Conseil de sécurité sur le Proche-Orient. Lors de cette session, le coordonnateur de l’ONU pour la région, Nickolay Mladenov, a estimé que le premier travail des Palestiniens depuis la réconciliation récente des mouvements Hamas et Fatah était « de résoudre la crise humanitaire à Gaza ». L’Autorité palestinienne doit aussi reprendre l’ensemble du contrôle civil et sécuritaire de la bande de Gaza, a-t-il souligné.

Selon le responsable de l’ONU, depuis la réconciliation du 12 octobre, « les habitants de Gaza n’ont vu aucune amélioration dans leurs vies ». Il a notamment cité de longues coupures d’électricité, des problèmes récurrents d’accès à l’eau et des ruptures d’approvisionnement en médicaments.

Nickolay Mladenov a enfin répété que la politique de colonisation d’Israël, qui se poursuit, mettait en péril la solution à 2 États.