La police israélienne va déployer des renforts vendredi et samedi pour éviter des « frictions » lors de la célébration le même jour des deux plus importantes fêtes du judaïsme et de l’islam, a indiqué lundi la police.

Les Juifs vont célébrer à partir de vendredi soir Yom Kippour, le Grand pardon au cours duquel ils jeûnent, prient et demandent pardon pour leurs péchés.

Les musulmans célèbrent eux aussi à partir de vendredi l’Aïd al-Adha, la fête du sacrifice, qui commémore la soumission d’Abraham à Dieu lorsqu’il accepte d’égorger son fils unique Ismaël. L’archange Gabriel substitue au dernier moment l’enfant par un mouton. En souvenir de cet épisode les familles musulmanes sacrifient un mouton.

« Des renforts de forces de police vont être déployés dans toutes les localités où juifs et Arabes cohabitent pour éviter des frictions et permettre aux deux communautés de célébrer leurs fêtes sans problème », a indiqué à l’AFP Luba Samri, porte-parole de la police.

« Les commandants de la police des différentes régions vont s’entretenir avec les dignitaires politiques et religieux des deux communautés afin de promouvoir la tolérance et le respect mutuel », a ajouté la porte-parole.

« La police agira avec une poigne de fer contre tous ceux qui pourraient se livrer à des provocations, des incitations à la violences, ou des troubles à l’ordre public », a-t-elle prévenu.

Ce dispositif sera notamment déployé à Saint Jean d’Acre, dans le nord d’Israël, où avaient éclaté des affrontements entre juifs et musulmans en octobre 2008 lorsqu’un automobiliste arabe était entré dans un quartier majoritairement juif de la ville alors que le Yom Kippour avait commencé.

Ce jour-là les juifs ne peuvent pas circuler en voiture, un interdit religieux massivement respecté en Israël.

Un groupe de jeunes juifs s’en était alors pris à l’automobiliste. Selon la police, une rumeur sur sa mort a provoqué des rassemblements de centaines d’Arabes israéliens en colère et a entraîné quatre jours d’affrontements.