La police des frontières et l’armée israélienne ont scellé la maison de Hébron d’un Palestinien qui avait tué un homme de la police des frontières dans une attaque avec un véhicule en novembre, a annoncé mardi matin l’armée.

Les officiers de la police es frontières, accompagnés par des soldats et des représentants de l’administration civile, ont mené la fermeture de la maison d’Ibrahim Samir Skafi tôt lundi matin sur ordre du gouvernement, a déclaré l’armée dans un communiqué.

Les officiers ont scellé la maison et rempli l’intérieur d’une mousse rigide et de fils barbelés.

Skafi avait été abattu par les forces de sécurité après avoir dirigé son véhicule sur un groupe de garde-frontières au carrefour Halhul, en Cisjordanie, à côté de Hébron, le 4 novembre.

Le garde-frontière Binyamin Yakobovich, 19 ans, avait été gravement blessé pendant l’attaque et était mort des suites de ses blessures à l’hôpital Hadassah Ein Kerem de Jérusalem peu après.

« Je pense que ce soir, c’est la clôture d’un circuit qui envoie un message clair aux terroristes et à leurs organisateurs, » a déclaré dans un communiqué le commandant de Yakobovich, qui menait la mission.

Binyamin Yakobovich (Crédit : Autorisation)

Binyamin Yakobovich (Crédit : Autorisation)

« Malgré la douleur et la difficulté que nous avons connues avec le décès de Binyamin – que sa mémoire soit bénie – nos forces de sécurité viendront et exerceront la justice contre chaque terroriste, » a déclaré l’officier de la police des frontières.

La pratique de sceller les maisons comme mesure punitive est parfois utilisée comme alternative à la démolition des maisons menées contre les familles des attaquants palestiniens.

La pratique de raser les maisons a été critiquée par divers groupes internationaux comme une forme de punition collective. Certains critiques affirment que la démolition de maison peut même motiver des membres de la famille des terroristes à mener eux-mêmes une attaque.

La Cour suprême a cependant rejeté plusieurs fois de telles affirmations et a accepté la position de l’establishment de la sécurité, qui affirme que les démolitions de maison servent de mesures dissuasives efficaces contre des attaquants potentiels.

Vingt-neuf Israéliens et trois ressortissants étrangers ont été assassinés pendant la vague de terrorisme palestinien et de violence depuis octobre. Environ 170 Palestiniens ont également été tués – les deux tiers pendant qu’ils attaquaient des Israéliens, et les autres pendant des affrontements avec les troupes, selon l’armée israélienne.

Les maisons de 12 attaquants palestiniens ont été détruites depuis le début de la vague de violence, en accord avec les décisions de la Cour suprême.