Malgré son secteur en plein essor et innovant, Israël se place seulement à la 36e place sur les 152 pays classés dans un nouvel indice mondial qui classe les pays qui sont les plus susceptibles de s’épanouir et de prospérer dans les décennies à venir, en fonction de leur créativité et leur prouesse numérique.

Le nouvel Indigo Index, publié mardi par la revue Global Perspectives, est basé sur l’hypothèse que le monde s’éloigne d’une économie basée sur les ressources naturelles vers celle qui est alimentée par la créativité et les compétences numériques.

Alors que le produit intérieur brut (PIB) des nations mesure la valeur des biens et des services dans une économie en termes monétaires, l’Indigo Index se veut être une mesure de l’écosystème entrepreneurial, cartographiant le potentiel futur des pays qu’elle classe dans ce monde qui bouge en permanence.

La nouvelle étude classe 152 pays selon cinq mesures qui sont des mesures concernant le développement de l’infrastructure d’un pays pour faire des affaires : la créativité et l’innovation, la diversité économique, l’économie numérique, la liberté, la stabilité et les cadres juridiques.

Le classement jette un éclairage sur la façon dont chacun des critères Indigo influe sur la formation de la croissance économique d’un pays.

La Suède est en tête de liste, suivie par la Suisse, la Finlande, le Danemark, puis le Royaume-Uni. L’indice place Israël 36e dans le classement général, derrière les pays comme les États-Unis (18e) et l’Italie (22e) et juste devant la Slovaquie (37e) et la Croatie (38e).

L’ère Indigo

L’indice révèle qu’Israël est classé 11e pour sa diversité économique et 14e pour l’économie numérique, mais 36e pour la créativité et l’innovation, 57e pour la stabilité et le cadre juridique et 59e pour la liberté.

Le classement d’Israël reflète la force du secteur de haute technologie, sa vivacité dans une variété d’industries, de la technologie de la défense et aérospatiale, et son économie numérique très avancée, ont indiqué les auteurs de l’indice.

Le classement porte le nom d’Indigo Index d’après le terme The Indigo Era, un terme inventé par le milliardaire russe-juif Mikhail Fridman pour décrire le nouveau changement économique.

Le terme Indigo a été utilisé pour désigner des enfants ayant des aptitudes spéciales ou inhabituelles, et le terme a été adopté par Fridman pour assurer que les pays encouragent l’éducation créative et les compétences numériques et donnent aux étudiants et aux employés un avantage sur les économies concurrentes.

Fridman est le fondateur de LetterOne, une entreprise d’investissement mondiale et également le fondateur du Prix Genesis, qui permet au Premier ministre israélien chaque année d’offrir un million de dollars aux Juifs qui obtiennent la reconnaissance mondiale en raison de leurs réalisations dans les domaines de la science et des arts. LetterOne est le producteur de la revue et de l’indice.

Mikhaïl Fridman chantant au marathon musical 5775 à Moscou, le 24 juin 2014 (Crédit : Autorisation du Congrès juif russe)

Mikhaïl Fridman chantant au marathon musical 5775 à Moscou, le 24 juin 2014 (Crédit : Autorisation du Congrès juif russe)

« Nous entrons dans une ère perturbatrice entraînée par des niveaux extraordinaires de créativité humaine. Une nouvelle génération d’individus curieux, forts et talentueux est libre de toute convention ou du poids du passé. Cette nouvelle génération ‘Indigo’ est en train de façonner l’économie de demain et de créer la richesse nationale », a écrit Fridman dans un article pour le premier volume de Perspectives mondiales, citant les changements dans les principes du marché libre qui se produisent aux États-Unis et la sortie du Royaume-Uni de l’Union Européenne comme étant des illustrations de ces perturbations à l’échelle mondiale.

Les pays nordiques sont particulièrement bien préparés pour la future économie mondiale, trois pays (Suède, Finlande et Danemark) se classant parmi les cinq premiers de l’indice mondial. Cela est attribué à leurs scores élevés dans le domaine de la créativité et de l’innovation ainsi que la liberté, qui sont des moteurs forts de la note globale, ont expliqué les compilateurs.

Le Royaume-Uni obtient de bons résultats en termes de diversité économique (troisième mondial) et pour son économie numérique (4e), mais il est à la traîne en termes de créativité et d’innovation (12e) et pour la liberté (14e) par rapport aux autres pays riches développés. La région Asie-Pacifique est représentée dans le top 25 par le Japon (9ème), l’Australie (10ème), Singapour (15ème), la Nouvelle-Zélande (19ème) et la Corée du Sud (23ème).

Les 25 pays dans le bas du classement Indigo Index - cliquez pour agrandir (Crédit : Autorisation)

Les 25 pays dans le bas du classement Indigo Index – cliquez pour agrandir (Crédit : Autorisation)

« Afin de mesurer la capacité potentielle d’un pays à faire face à la concurrence et à grandir dans cette nouvelle ère, nous croyons qu’il est important d’examiner des facteurs socioéconomiques plus larges comme l’éducation, l’infrastructure numérique, le système juridique et les droits de propriété intellectuelle. Donc nous avons créé n nouvel indice, l’Indigo Index », a déclaré Stuart Bruseth, directeur du Global Perspectives Series, dans un communiqué.

« L’indice Indigo fournit un aperçu de l’état de l’infrastructure d’un pays qui influencera sa performance économique dans cette nouvelle ère économique ».

L’Indigo Index utilise plus de 30 mesures socio-économiques provenant d’un large éventail de sources de données, dont celles de la Banque mondiale, de l’UNESCO, du CIRI Human Rights Data Project, le Centre de développement international de l’université de Harvard et le Global Education Monitoring Report.

Les données ont été compilées par la société britannique BoxClever Consulting, en association avec LetterOne et freuds, une société de relations publiques.