Le gouvernement israélien s’est engagé à modifier une loi sur l’adoption afin de permettre aux couples homosexuels de jouir des mêmes droits que les autres, a annoncé dimanche le ministère de la Justice.

Israël est reconnu comme un pays avancé en matière de visibilité et d’égalité pour la communauté LGBT, jusqu’au sein d’institutions comme l’armée. Les couples de même sexe ont le droit d’adopter mais font face à un imbroglio juridique et bureaucratique à cause de la formulation de la loi.

L’Association des pères israéliens homosexuels avait eu recours à la Cour suprême pour demander que la loi, qui spécifie qu’un « homme et sa femme » sont des parents adoptifs éligibles, soit modifiée.

Au cours d’une audience en juillet, le ministère des Affaires sociales s’était opposé à un tel changement, arguant que les enfants adoptés par des parents homosexuels grandiraient avec le poids de la « différence ».

Une petite fille brandit un panneau "J'ai deux papas et je suis heureuse" alors que des milliers de personnes manifestent pour le droit des couples LGBT à adopter, à Tel Aviv, le 20 juillet 2017. (Crédit : Tomer Neuberg/Flash90)

Une petite fille brandit un panneau « J’ai deux papas et je suis heureuse » alors que des milliers de personnes manifestent pour le droit des couples LGBT à adopter, à Tel Aviv, le 20 juillet 2017. (Crédit : Tomer Neuberg/Flash90)

Mais face au tollé public provoqué par cette opposition, le ministère a fini par réévaluer sa position.

Dimanche, il a indiqué à la Cour suprême soutenir « l’annulation [des termes] conditionnant la relation [des parents adoptifs] à celle d’un ‘homme et de sa femme' », selon un communiqué.

La justice a donné à l’Etat jusqu’à la fin du premier semestre 2018 pour élaborer un projet de loi, a affirmé un porte-parole du ministère de la Justice.

L’Association des pères homosexuels a salué cette décision, promettant toutefois de « recourir une nouvelle fois à la justice » si le gouvernement ne tenait pas ses engagements.

En Israël, le mariage homosexuel, sans être illégal, n’est techniquement pas possible, faute d’institution habilitée à le prononcer, mais il est reconnu quand il a été contracté à l’étranger.