Israël s’efforce de mettre fin aux longs mois d’une crise lié au refus du ministère des Affaires étrangères israélien d’accepter la volonté des autorités néo-zélandaises de disposer d’un ambassadeur en charge des relations avec Israël et l’Autorité palestinienne à la fois.

Un diplomate israélien, en visite en Nouvelle-Zélande il y a quelques semaines, a remis une lettre du ministre des Affaires étrangères, Avigdor Liberman, destinée à son homologue de Wellington, Murray McCully. Le journal Haaretz s’est procuré la copie de la missive diplomatique.

« Je tiens à affirmer notre volonté commune de procurer une accréditation à l’ambassadeur de Nouvelle-Zélande en Israël. Je crois que la résolution de cette question permettra de faciliter les contacts existants entre nos deux pays et de contribuer au renforcement de nos relations bilatérales », a écrit Avigdor Liberman.

Un haut responsable israélien a rapporté les propos du chef du département Moyen-Orient et Afrique auprès du ministère néo-zélandais des Affaires étrangères déclarant que Wellington souhaitait résoudre la crise le plus rapidement possible.

« Les autorités néo-zélandaises nous ont indiqué qu’elles voulaient que leur ambassadeur soit accrédité rapidement afin de pouvoir assister à la cérémonie d’investiture du prochain gouvernement israélien. »

Le conflit diplomatique trouve son origine dans le refus de la Nouvelle-Zélande de la proposition israélienne visant à ce que l’ambassadeur adjoint ou un diplomate de rang inférieur soit en charge des contacts avec l’Autorité palestinienne.

Malgré l’apparente bonne volonté des deux parties, aucune proposition n’a été jusque là mise sur la table pour mettre fin à la crise.

Les relations diplomatiques entre Israël et la Nouvelle-Zélande – qui n’a pas d’ambassade à Tel-Aviv – sont menées par l’ambassade de Nouvelle-Zélande à Ankara, qui est en charge de plusieurs autres pays de la région.

L’ambassadeur de Nouvelle-Zélande en Turquie, Jonathan Curr, occupe la fonction d’Ambassadeur non-résident en Israël et auprès de l’Autorité palestinienne. Il assiste à des réunions à Jérusalem et à Ramallah, une fois par mois.