L’armée israélienne serait apparemment revenu sur sa décision de rendre le corps d’un Palestinien tué plus tôt cette semaine dans un échange de tirs avec l’armée israélienne, a déclaré le Croissant-Rouge palestinien.

Jeudi, le Croissant rouge palestinien avait annoncé qu’Israël avait accepté de rendre le corps d’un palestinien qui avait été tué durant un échange de tirs avec les Palestiniens. Un porte-parole du Croissant Rouge palestinien avait indiqué que la dépouille devait être restituée jeudi après-midi à l’intersection Walaja, en périphérie de la ville de Bethléem en Cisjordanie, où vivait Aaraj. Mais vendredi, l’organisation a déclaré que l’armée avait décidé de retarder la restitution de la dépouille d’A’araj à sa famille jusqu’à nouvel ordre.

L’armée israélienne a confirmé qu’elle ne remettrait pas le corps mais a refusé de dire si elle avait réellement prévu de le faire jeudi.

Le chef du groupe terroriste Jihad islamique palestinien, Khader Adnan, a estimé que la décision de retarder la restitution du corps était une tentative d’Israël « de réduire la mobilisation de notre peuple pour les funérailles du martyr ».

Un grand enterrement était prévu après que de nombreux Palestiniens ont exhorté à assister aux prières du vendredi à la tente de la deuil de la famille sur les réseaux sociaux.

Basel al-Aaraj, 31 ans, avait été tué alors qu’il se cachait à Ramallah. L’armée a indiqué qu’il avait ouvert le feu sur les forces de l’ordre venues l’arrêter.

Aaraj était un militant connu des campagnes anti-Israël et contre l’Autorité palestinienne. Sa mort a été accueilli par un deuil généralisé dans la société palestinienne, ainsi qu’en Turquie, en Jordanie et au Liban, mais aussi en Israël.

Aaraj était surnommé par les médias palestiniens le « martyr intellectuel », en raison de son activisme et parce qu’il était un historien émérite du conflit palestinien armé.

Les responsables israéliens soutiennent que les funérailles des attaquants palestiniens tués se transforment souvent en rassemblements de soutien du terrorisme palestinien. C’est pour cette raison que les corps sont conservés jusqu’à ce que les proches du terroriste acceptent d’organiser des funérailles discrètes qui n’appellent pas à d’autres attaques.

Le porte-parole de l’armée israélienne n’a pas indiqué si la famille d’Aaraj se plierait à ces conditions.

Après sa mort, Aaraj, militant très connu en Cisjordanie, est devenu un symbole du ressentiment palestinien à l’égard de la coopération entre l’Autorité palestinienne et Israël.