Israël prévoit de taxer des géants de l’Internet tels que Google et Facebook d’ici un an, a déclaré le chef de l’administration fiscale dans des remarques publiées mercredi.

Le responsable de l’Autorité fiscale israélienne, Moshe Asher, a déclaré au journal Haaretz que taxer les géants de la technologie ferait d’Israël l’un des « premiers » au monde à le faire, alors que l’Union européenne est empêtrée dans un processus épineux.

« Notre objectif est d’obtenir autant de données que possible, même si beaucoup de ces chiffres sont en dehors d’Israël », a déclaré Asher au journal.

« Dans un an, nous émettrons ces factures fiscales sur les sociétés », a-t-il ajouté.

Une porte-parole de l’Autorité fiscale israélienne a confirmé cette information, déclarant à l’AFP qu’elle « était en train de créer des évaluations fiscales pour les sociétés multinationales », mais a refusé de commenter davantage.

En Europe, les conflits d’intérêts entravent les efforts pour établir une politique unifiée.

La France a exercé une forte pression pour augmenter les taxes au sein de l’Union européenne sur les entreprises de haute technologie telles que Google et Facebook, accusées de réaliser d’énormes profits tout en refusant de payer les impôts à l’Etat.

Mais les petits États membres de l’UE qui servent de sièges sociaux pour les géants ont insisté sur le fait que l’UE ne devrait aborder la question qu’à un niveau international beaucoup plus large.

La Commission européenne, le bras exécutif de l’UE, devrait présenter des propositions pour taxer les géants de la technologie tels que Google et Apple l’année prochaine.

Les membres des 35 pays de l’OCDE, le club politique des pays industrialisés, négocient quant à eux leur propre approche en matière de taxation des entreprises numériques avec l’espoir de pouvoir présenter une proposition formelle l’année prochaine.