Mahmoud Abbas, est sur le point de commencer ses consultations pour former un gouvernement de « consensus national », qu’il dirigera et composé de personnalités indépendantes.

Il recevra aussi l’émissaire américain Martin Indyk à Ramallah alors que les Etats-Unis ont exprimé leur « déception » à la suite de l’initiative palestinienne.

Peu avant la réunion du cabinet, l’entourage du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a qualifié l’accord interpalestinien de « très grave ». « La direction palestinienne en se liant au (mouvement islamiste) Hamas tourne le dos à la paix », a affirmé à l’AFP un responsable gouvernemental.

Les ambassadeurs israéliens ont reçu comme consigne d’expliquer à leurs interlocuteurs que « Mahmoud Abbas a noué une alliance avec le Hamas, une organisation dont le programme appelle à tuer les juifs ».

Le Hamas, au pouvoir depuis 2007 dans la bande de Gaza, est considéré comme une « organisation terroriste » par les Etats-Unis et l’Union européenne.

Selon un proche de Benjamin Netanyahu, le député Tzahi Hanegbi, Israël n’a toutefois pas l’intention de mettre fin aux pourparlers de paix relancés en juillet 2013 sous l’égide des Etats-Unis, négociations censées s’achever le 29 avril et qui pour le moment sont bloquées.

« Israël n’a pas intérêt à prononcer l’acte de décès du dialogue avec les Palestiniens. Il vaut mieux que ce soit eux qui annoncent la fin du dialogue politique », a estimé ce parlementaire interviewé à la radio militaire.

Hanegbi a également prédit que le président Abbas ne remettrait pas en cause la coopération sécuritaire avec Israël, comme il s’y est engagé.

Selon l’analyste du quotidien Yédiot Aharonot, Alex Fishman, « la balle est désormais dans le camp des Etats-Unis. L’absence d’une réponse dure des Américains (à l’accord palestinien) risque de provoquer une avalanche diplomatique qui aboutira à une reconnaissance du Hamas par l’Occident ».