L’armée israélienne a frappé jeudi soir un « site de terreur » appartenant au groupe terroriste du Hamas près de Beit Hanoun dans le Nord de la bande de Gaza, quelques heures après qu’une roquette tirée à partir de l’enclave palestinienne au sud d’Israël ait rompu une trêve fragile entre les parties qui a tenu plusieurs mois en explosant dans un champ ouvert au sein du Conseil régional de Shaar HaNegev.
 

Aucun blessé ni dommage n’a été signalé à Gaza.

Alors que selon le site d’information israélien Ynet des chars ont été utilisés dans la frappe, le site de Haaretz rapporte que c’est l’armée de l’air qui est intervenue.

Le tir du missile depuis l’enclave palestinienne a déclenché des alarmes dans un certain nombre de communautés limitrophes de la bande de Gaza, ce qui a eu pour conséquence que de nombreux habitants ont couru pour s’abriter pour la première fois depuis qu’Israël et le Hamas ont conclu une trêve à l’issue de la guerre de 50 jours en août dernier au cours de laquelle des milliers de roquettes ont été tirés sur Israël.

Personne n’a été blessé dans l’attaque, et on ne signale pas de dommages.

L’armée israélienne a dit que c’était la première roquette tirée sur Israël depuis la bande de Gaza cette année.

Les responsables militaires ont dit qu’ils croyaient que le projectile n’a pas été lancé par le Hamas, mais par des groupes indépendants, selon les médias. Des sources militaires ont déclaré à Ynet qu’ils croyaient que cet incident isolé ne conduirait pas à une escalade.

Cependant, Israël tient le Hamas, qui contrôle l’enclave, pour responsable des attaques contre Israël. Le groupe terroriste aurait fait parvenir un message aux responsables israéliens disant qu’ils n’étaient pas responsables et étaient à la recherche des coupables.

Le tir surprise du missile est venu dans les dernières heures des célébrations du Yom HaAtsmaout.

L’armée a dit que la roquette avait atterri dans un champ ouvert.

Il y eu des informations dans les médias en hébreu selon lesquelles une ou deux autres roquettes auraient ont été lancées et atterri à l’intérieur de l’enclave palestinienne. Cela n’a pas été confirmé officiellement.

Après la frappe, les échelons superieurs de l’armée, dont le chef d’État-major de Tsahal, Gadi Eisenkot, ont convenu d’une réunion pour débattre de la situation.

L’armée israélienne a également déclaré qu’elle ne permettrait pas aux habitants de Gaza de visiter vendredi le mont du Temple à la suite du tir de la roquete.

Les visites, instituées il y a plusieurs mois pour certains habitants de Gaza, avaient été vus comme un signe de renforcement de la confiance après la guerre sanglante de l’été dernier.

Le député Hayim Yelin (Yesh Atid), ancien chef du Conseil régional Eshkol, a déclaré : « Pour la plupart des habitants de la périphérie de Gaza, qui sont la périphérie de l’Etat d’Israël, le 67e Yom HaAtsmaout est encore un jour sans espoir. Le gouvernement d’Israël doit agir avec force contre le terrorisme et dans le même temps chercher un horizon diplomatique qui promette la paix et la sécurité »

Depuis qu’Israël et le Hamas ont conclu un cessez-le feu en août 2014 qui a mis un terme à une guerre de 50 jours à Gaza, l’armée israélienne a fait état de nombreux cas de tests d’armes dans la bande de Gaza, dont certains ont déclenché de fausses alertes dans les communautés du Sud d’Israël autour de l’enclave côtière.

Il y a eu également plusieurs cas de tirs isolés de roquettes depuis la bande de Gaza apparemment dirigés contre Israël.

Israël est inquiet du réarmement des groupes terroristes de Gaza après l’operation Bordure protectrice.