Seuls les Palestiniens et les Israéliens peuvent décider d’une reprise des négociations de paix, a averti le secrétaire d’Etat américain John Kerry en rencontrant mercredi à Londres le président palestinien Mahmoud Abbas, pour la première fois depuis l’échec fin avril des discussions.

Le secrétaire d’Etat « a clairement fait comprendre que, tandis que la porte restait ouverte à une solution pacifique, c’est aux parties en présence qu’il revient de décider si elles veulent prendre les mesures nécessaires afin de reprendre les négociations », a expliqué un haut responsable du Département d’Etat.

MM. Kerry et Abbas se sont entretenus durant près de deux heures dans un hôtel de luxe pour des discussions présentées comme « informelles » par des responsables américains, cherchant à minimiser les espoirs d’une percée diplomatique.

Lors d’un entretien mercredi dans la journée avec le Premier ministre David Cameron, Mahmoud Abbas « s’est dit prêt à reprendre les discussions de paix avec Israël et exprimé son espoir de pouvoir le faire rapidement », a de son côté indiqué Downing Street.

M. Abbas a aussi exposé à David Cameron « les grandes lignes de son projet pour un nouveau gouvernement technique palestinien, engagé au respect des principes du Quartet pour le Proche-Orient (Etats-Unis, Russie, Union européenne et ONU), notamment la non-violence et la reconnaissance d’Israël », selon la même source.

John Kerry a « répété que tout gouvernement palestinien devait reconnaître Israël, s’engager envers la non-violence, et respecter les accords antérieurs », a ajouté le haut responsable américain.