Le fondateur du parti français d’extrême droite Front national, Jean-Marie Le Pen, qu’une violente querelle a opposé à sa fille à la tête du parti Marine Le Pen, a annoncé lundi qu’il jetait l’éponge aux élections régionales, plaidant pour que sa petite-fille prenne sa place.

Au Figaro Magazine qui lui demande s’il sera candidat au scrutin régional en décembre dans le sud-est de la France, M. Le Pen, âgé de 86 ans et menacé d’être privé de l’investiture du parti répond: « Non, bien que je pense que j’étais le meilleur candidat pour le Front national ».

« Si je dois sacrifier à l’avenir du mouvement, je ne serai pas celui qui lui causerait le dommage », ajoute l’eurodéputé, à l’issue d’une semaine d’âpres disputes avec la direction du Front national, suscitées par des déclarations qualifiées de « provocations » et de « suicide politique » par sa fille.

Pour le remplacer, le président d’honneur du mouvement ne voit pas « beaucoup de choix », mais en discerne un « excellent » : celui de sa petite-fille Marion Maréchal-Le Pen, députée du Vaucluse (sud-est).

« Si elle accepte, je pense qu’elle serait une tête de liste très performante. Certainement, la meilleure, je ne vais pas dire après moi, mais quand même ».

La présidente du Front national, Marine Le Pen, avait jugé qu’il serait « sage » de la part de son père de se retirer, tout en engageant contre lui une procédure disciplinaire après ses propos récents à un hebdomadaire d’extrême droite, dans lequel il défend notamment le maréchal Philippe Pétain, artisan de la collaboration avec l’Allemagne nazie.

Il avait réitéré les propos concernant les chambres à gaz, les qualifiant de « détails de l’histoire. »