Plusieurs personnes ont été blessées vendredi dans une « probable » atttaque à la voiture bélier à Jérusalem, entre les parties Est et Ouest de la ville, a indiqué la police.

Cinq personnes ont été blessées, ont indiqué les secours.

Quatre jeunes femmes garde-frontières et policières ont été blessés dont certaines assez sérieusement, a-t-elle dit.

Le cinquième blessé est un cycliste âgé de 51 ans, ont précisé les secours.

Les faits sont survenus avant 10H00 (8H00 GMT) sur l’axe du tramway séparant les deux parties de la ville, déjà théâtre de telles attaques fin 2014 dans un contexte de regain de tensions entre Israéliens et Palestiniens.

Selon les rapports préliminaires, le terroriste a conduit sa voiture dans une petite foule des troupes de la police des frontières, puis à gauche en brandissant une barre de fer.

L’attaque a eu lieu près de la station de tramway de Shimon Hatzadik.

Selon les rapports préliminaires, l’attaquant a d’abord conduit sa voiture dans une petite foule des troupes, puis à gauche et commencé à attaquer les passants avec un couteau.

L’auteur de l’attaque, un résident du quartier de Ras Al-Amoud à Jérusalem-Est, a lui-même été neutralisé par des policiers qui ont ouvert le feu sur lui le blessant sérieusement, a indiqué une porte-parole de la police, Louba Samri.

La police n’a pas voulu rendre public le nom de l’auteur présumé de l’attaque, âgé d’une vingtaine d’années mais des membres de sa famille ont indiqué à l’AFP qu’il s’agissait de Mohamed Mahmoud al-Salaymeh.

« Nous avons vraisemblablement affaire à une attaque à la voiture bélier, avec tentative d’attaque à l’arme blanche à proximité d’un poste de garde-frontière », a-t-elle dit dans un communiqué.

« Le chauffeur a foncé avec sa voiture (sur des personnes) », puis il en est sorti avec un couteau pour essayer de poignarder des personnes se trouvant aux alentours, selon elle.

Une chanson appelait à l’Intifada mobile, et faisait l’éloge de plusieurs terroristes qui ont perpétré différents attentats, dont Abdelrahman al-Shaludi, qui a assassiné le 22 octobre un bébé et une jeune femme à une station de tramway de Jérusalem – « Il l’a fait pour son pays avec ses moyens limités » ; Ibrahim al-Akary, qui, le 5 novembre a tué deux personnes dans une attaque similaire – « Al-Akary, que ton [âme] soit bénie ».

Cette nouvelle attaque est survenue en pleines vives tensions israélo-palestiniennes et alors que Jérusalem célèbre sa fête populaire la plus joyeuse de l’année, Pourim, marquée par des carnavals, des fêtes de rue et des défilés de personnes déguisées.

« Notre réponse au terrorisme, c’est de poursuivre notre vie normalement. Les célébrations de Pourim sont maintenues et la sécurité dans les différents quartiers de la ville sera renforcée », a dit le maire Nir Barkat dans un communiqué.

Il a invité les habitants à venir encore plus nombreux à un rassemblement festif prévu en milieu de journée.

La fête de Pourim marque selon la tradition juive, la victoire des Juifs contre un vizir de l’empire perse, Haman, au Ve siècle avant J-C.