Les autorités israéliennes ont démoli mardi plusieurs structures construites sans autorisation dans le quartier de Jabel Mukaber, à Jérusalem Est, a annoncé la municipalité.

Le quartier arabe, qui compte 1 400 habitants, était celui de Fadi al-Qunbar, le terroriste qui a tué quatre soldats et en a blessé 16 autres dans un attentat au camion bélier dimanche.

Le conseil municipal a remarqué que de nombreux bâtiments avaient été construits sur des terrains publics sans autorisation, selon un communiqué de la ville.

Mercredi, le département de la police et de l’inspection de la capitale a démoli huit constructions temporaires, utilisées comme entrepôt de matériel de construction sur un terrain de 5 000 m².

Démantèlement d'une structure temporaire installée sans autorisation dans le quartier de Jabel Mukaber, à Jérusalem Est, le 11 janvier 2017. (Crédit : Flash90)

Démantèlement d’une structure temporaire installée sans autorisation dans le quartier de Jabel Mukaber, à Jérusalem Est, le 11 janvier 2017. (Crédit : Flash90)

La veille, cinq bâtiments, situés sur un terrain de 1 500 m² et utilisés comme étables avaient été démolis, a ajouté la municipalité. Ces étables étaient situées au carrefour Qunbar, près de la maison familiale du terroriste. Le terrain est considéré comme une zone publique et doit accueillir une nouvelle route. Les animaux ont été emmenés chez le vétérinaire de la ville.

De plus, les superviseurs de la planification de la municipalité ont cartographié le quartier, noté les constructions illégales et identifié et enregistré les propriétaires.

La municipalité a déclaré que la mesure avait pour objectif de réprimer de nombreuses infractions sévères au code de la construction et aux normes sécuritaires. Elle a ajouté que ces bâtiments, situés sur des zones publiques, nuisent au quartier.

La ville a également commencé à faire payer les taxes de propriété et d’eau aux habitants du quartier.

Démantèlement d'une structure temporaire installée sans autorisation dans le quartier de Jabel Mukaber, à Jérusalem Est, le 11 janvier 2017. (Crédit : Flash90)

Démantèlement d’une structure temporaire installée sans autorisation dans le quartier de Jabel Mukaber, à Jérusalem Est, le 11 janvier 2017. (Crédit : Flash90)

Mardi, les autorité ont démoli 11 maisons de la ville de Qalansawe, déclenchant des manifestations et des grèves dans la communauté arabe.

Les représentants des Arabes israéliens affirment que l’État refuse de leur accorder des permis de construire adéquats, ce qui les contraint à construire illégalement.

Le suivi de la grève mercredi « a dépassé nos espérances », a dit à l’AFP Mohammad Barakeh, chef d’une organisation chapeautant plusieurs associations représentant les Arabes israéliens.

Le mouvement a été largement observé à Nazareth et Umm el-Fahm, deux des plus grandes villes arabes d’Israël, et dans la ville mixte de Haïfa, a rapporté la radio publique israélienne.

« Démolir onze maisons que leurs propriétaires avaient construites sur leurs terres à Qalansawe est un crime sans précédent et une déclaration de guerre contre les habitants et contre la communauté arabe d’Israël », avait déclaré mardi dans un communiqué la Liste arabe unie, coalition de partis arabes qui constitue le troisième groupe à la Knesset.

L’AFP a contribué à cet article.