La ministre australienne des Affaires étrangères va rencontrer les ambassadeurs des pays indignés par la décision de Canberra de ne plus utiliser le terme « occupée » à propos de Jérusalem-Est, a annoncé dimanche le Premier ministre, Tony Abbott.

Les déclarations début juin du gouvernement australien indiquant qu’il n’utiliserait plus le qualificatif « occupée » pour Jérusalem-Est a déclenché la colère des Palestiniens.

Jeudi, 18 chancelleries étrangères, dont l’Indonésie, l’Egypte et l’Arabie saoudite, ont formellement protesté auprès de l’Australie.

Cette décision « très provocante et inutile » pourrait avoir de graves conséquences pour les échanges commerciaux entre l’Australie et les pays arabes, avait indiqué à l’AFP Izzat Abdulhadi, le chef de la délégation palestinienne à Canberra.

En visite aux Etats-Unis, le Premier ministre Tony Abbott a indiqué qu’il allait y avoir une réunion entre la chef de la diplomatie Julie Bishop et plusieurs amabassadeurs « d’ici à quelques jours ».

« Nous sommes très contents de clarifier la position » de l’Australie ainsi que d’aborder la question des relations commerciales, a déclaré le chef du gouvernement à Houston.

Il « n’y a absolument aucun changement » dans la politique extérieure australienne à propos d’Israël et des Palestiniens, et la décision de ne plus préciser « occupée » en évoquant Jérusalem-Est « est une simple clarification terminologique ».

Canberra a annoncé ne plus utiliser « occupée » car elle juge cet adjectif « chargé d’implications péjoratives, ce qui n’est ni approprié ni utile », selon les propos de l’attorney-général George Brandis, équivalent australien du ministre de la Justice.

Les échanges commerciaux entre l’Australie et le Moyen-Orient représentent des milliards de dollars. L’Australie exporte des céréales et de la viande. Le Qatar et la Jordanie sont des marchés importants pour les moutons vivants.