Jérusalem : le PCF demande à Macron d’initier une médiation pour « une solution à deux Etats »
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Jérusalem : le PCF demande à Macron d’initier une médiation pour « une solution à deux Etats »

La sénatrice Nathalie Goulet (UC) avait demandé un débat au Sénat sur la décision de Trump de reconnaître "officiellement Jérusalem comme capitale d’Israël"

Le président français Emmanuel Macron donne une conférence de presse lors de sa visite à Alger, en Algérie, le 6 décembre 2017 (Crédit : AFP / RYAD KRAMDI / RYAD KRAMDI)
Le président français Emmanuel Macron donne une conférence de presse lors de sa visite à Alger, en Algérie, le 6 décembre 2017 (Crédit : AFP / RYAD KRAMDI / RYAD KRAMDI)

Le parti communiste a demandé mardi au président Emmanuel Macron de « prendre l’initiative politique » d’une médiation internationale pour une solution à deux Etats, Israël et la Palestine, quelques jours après la reconnaissance par Donald Trump de Jérusalem comme capitale israélienne.

« En ce 10 décembre, journée internationale des droits humains, le président français a manqué de prendre l’initiative politique qui était et demeure vivement attendue de la France à travers le monde pour relancer un véritable processus politique de paix au moyen d’une médiation internationale multilatérale », a déclaré le PCF dans un communiqué.

A l’occasion de sa rencontre dimanche avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, le parti communiste a regretté que M. Macron ait « évoqué un ‘gel de la colonisation’  » mais ait « préféré renvoyer les protagonistes à un hypothétique tête-à-tête, en appelant Benjamin Netanyahu à ‘des gestes courageux envers les Palestiniens’ « .

Evoquant les violences qui « redoublent » dans les territoires palestiniens, notamment à Gaza, le PCF a estimé que le président « aurait pu s’appuyer sur le vote du Parlement français en faveur de la reconnaissance de l’État palestinien« .

Il a annoncé le lancement d’une « large campagne de pétition électronique adressée au président Macron » sur ce sujet.

Le PCF a également demandé des efforts diplomatiques pour, « conformément aux préoccupations exprimées par le ministère des Affaires étrangères, obtenir la libération de notre compatriote, le jeune avocat Salah Hamouri ». Salah Hamouri a été arrêté en mai 2005 après avoir été membre d’une cellule terroriste du FPLP qui prévoyait d’assassiner le rabbin Ovadia Yosef et de mener une attaque à la bombe à Jérusalem.

Il a purgé une peine de prison jusqu’à décembre 2011, et a ensuite été libéré dans un accord d’échange de prisonniers, » a expliqué le Shin Bet au Times of Israel par courriel, via le service de presse du Premier ministre. Il s’agissait de l’échange de prisonniers palestiniens contre Gilad Shalit.

Le terroriste Salah Hamouri ex-FPLP a été arrêté par la police israélienne le 23 août pour appartenance à une organisation politique illégale (Crédit: capture d’écran Abachell Wikimedia Commons)

Emprisonné en Israël entre 2005 et 2011 après avoir été jugé coupable de tentative d’assassinat contre le rav Ovadia Yossef, et pour appartenance à des organisations politiques illégales, Hamouri a été de nouveau arrêté le 23 août par la police israélienne.

« Après sa libération de prison, il est retourné travailler au sein de l’organisation terroriste du Front populaire de libération de la Palestine (FPLP) et, malgré les avertissements qu’il a reçus des forces de sécurité, Hamouri a continué à opérer dans le cadre de l’organisation » explique le Shin Bet.

« À la lumière de cela, il a été arrêté ».

Le FPLP est considéré par la France et l’Union européenne comme une organisation terroriste.

« Rien ne serait pire que de prendre acte de la décision américaine sans réagir : la reconnaissance, au côté d’Israël, de l’Etat palestinien dans les frontières de 1967 et avec Jérusalem-Est pour capitale doit devenir une priorité des gouvernements attachés à la paix, au respect du droit et à une solution politique juste », a ajouté le PCF.

Discours de Benjamin Netanyahu à Paris

La sénatrice Nathalie Goulet (UC) a récemment demandé un débat au Sénat sur la décision prise la veille par le président américain Donald Trump de reconnaître « officiellement Jérusalem comme capitale d’Israël ».

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